Comme Mandela enfermé
Toi ce lieu t’a brûlé
Tu as passé trente ans sans créer
Lui en est sorti adulé
Un siècle vous sépare
Lui le noir au destin d’esclaves
Toi la femme libre ineffable
Cette liberté un rêve ancestral
Muse d’un sculpteur célèbre
Ayant échoué aux Beaux-Arts
Sans embrasser les ténèbres
Comme le petit caporal plus tard
Lui infidèle par nature
Tu aimes cet homme
De façon naïve pure
Célébrité fausse du décorum
Malgré les louanges
Son nom te fait de l’ombre
Toi sa cure de jouvence
Tu sculptes fébrile du sombre
Ta famille despotique
Toi fille bourgeoise artiste
Loin d’être rigide et catholique
Une ascension vers le triste
La descente aux enfers
Le rejet de l’amant
En douceur sans les fers
Cela dans les tourments
La perte de l’enfant
Surtout ne plus souffrir
Ta tête dans un carcan
Voir et entendre le pire
Ton esprit susurrant
« Mon amour est assassin. »
Tous ces mois durant
L’hôpital et le vaccin
Le talent reconnu
Tragique statue du futur
Nelson a survécu
Toi tu t’es perdu
Bâtiment des fous
Les tombes bizarroïdes
Sans aucun tabou
Funeste issue de paranoïde