le sac de l’oublie

Encore un jour sans incident
Pourtant sa colère fait rage
Dans ce passé qui grince aux dents
Que je dilue dans ce naufrage

Les chaussures et les gants
Qui font détoner les synapses
Dans des maux élégants
Sous ce ciel qui match

La sous ce bleu sans entrave
 Passent les oiseaux de fer
Que son âme et brave
Pris dans cet atmosphère

Un rapace tourne au vent
Sous son regard se pose
L’homme qui sue sous l’auvent
Dans une fureur sans prose

Même les couleurs de l’Éden
Qui brille à ses yeux bouclier
Ne sont que fleurs quétaines
Dans ce moment, pour s’oublier

Le soir, ce rappel au réel
Où le tram passe sur le viaduc
Le mal-être peut être cruel
Sous une plume sans parachute