Je dis les maux en rimes
Pour sublimer la colère
Sans fourbir mes armes
Pour éviter d’être délétère
Après les rampes arrachées
Et les portes désœuvrés
La cité à détacher
Des nuisibles pour œuvrer
Loin des musiques de l’âme
Voilà les bruits qui haranguent
Qui cogne en rythme
Toi tu revendiques cette langue
Nous on veut le respect
Toi tu rêves en ce lieu
En racaille plein d’irrespect
Tout sauf du silencieux
Un poème pour l’art
Et pour les droits et devoirs
Pour certains mots bizarres
Tous ces endoctrinés notoires
Tu écoute ces propos qui enivre
Et qui diffusent la haine
Pour oublier le savoir-vivre
Comment casser cette chaîne
Notre hameau de vie
Date de si peu
Déjà dilué en chienlit
même pas l’excuse de rebeu
Les couloirs pleins de mouches
Le garage vélo à tout vent
Les voleurs sans escarmouche
Dans ce passage béant
Pourtant loin des banlieues
On nous aurait menti
Peu importe le lieu
Les hommes sont pervertis
Là même pas de sourire
Les enfants jouent sans éducation
Confidentiel je pouffe de rire
Déjà une résidence en désolation
Ce monde en flammes
La mort de l’humain
Qui aime les drames
Sans jamais tendre la main