psy

Tu as l’oreille prêtre
à l’écoute du vent
Celui du mal-être
Qui pleure souvent

 Ces faux sourires
Qui font face assis
Las de ne plus rire
Et font comme si

En ces temps de feu
Tu es ce témoin
Qui sauve qui peut
Toi le psy cartésien

Tu éveilles les bons
Ceux qui se mentent
Dans leur faux baume
Pour amis en tourmente

Le malheur des autres
Fait leur pathétique survie
Quand le bonheur côte
Malheureuse et leur vie

Le miroir se brise
Devant la vérité crue
La bonté en crise
Dans la réalité nue

Toi avec ta science
Qui en est pas une
Tu affirme cette régence
En magicien de rune

collègue 2024

Bonne et heureuse année
Au collègue et amis du travail
Phrase facile et surannée
Qans ce poème banal

Cette saison riche en émotion
Restera dans les annales
Les cars ont subi des collisions
Avec un retour très loyal

Les erreurs furent légion
Mais heureusement dépassé
Les désirs de rébellion
Discrètement repoussé

L’accueil du public
Plus que Royal
Idem avec les nubiles
Qui officie en naïade

Excusé mes outrances
Des mots de l’art
Bientôt les vacances
Fini les maux de star

Je clos là ma litanie
Bien à vous de tout cœur
Le futur n’est pas défini
Road-movie de driver

vélo en ville

Le plaisir du vélo en ville
Est illusion de sécurité
l’Immunité qui est ton pole
Est un élan de liberté

Être débridé ta religion
Dans ce besoin de déranger
Les alertes sont légion
Mais l’envie est au danger

Une vision du cycliste libre
Bien loin des bonnes courbatures
Le plaisir en roue libre
Proche de la dictature

L’incompétence que tu traînes
Et la bannière de l’amateur
Bricoleur de la petite reine
Digne des profanateurs

Les suicidaires aveugles
Tournent comme un disque
L’idée du sport saveur
Se dilue dans le risque

La complaisance de ta loi
Est une arme de peu
Le sentiment de l’exploit
Et un fantasme de Dieu

sac besace

Tu te portes par deux
Et au féminin en une
Tu trônes au milieu
Et souvent demi-lune

Tu te pares de diamants
Pour plaire aux yeux
Tu passes souvent avant
Le bonheur des aïeux

Ton antre est parking
Vraie caverne d’Ali Baba
Pour d’autres réels castings
La mode en cabas

Tu livres à vélo
Pour nourrir les bobos
Et précariser les polos
Dans une illusion écolo

Le fil des machines
Qui fixe les regards
Des esclaves hagards
En ce pays de Chine

poème de Noël

Pour ma famille sympa
Ce poème de cœur
Que je slam de ce pas
Et cela avec bonheur

Loin des fêtes futiles
Telle est ma devise
Je fais dans le lucide
Pour créer des rimes

Ce moment est réel
Nous tous humbles
En ce soir de Noël
Pour délirer ensemble

Ce repas sans veille
Est notre  plaisir
Nourriture de soleil
Pour nous messire

Peu importe le ventre
Quand l’affect se pâme
En ce froid de décembre
On  réchauffe nos âmes

opprobre

Les bienfaits De Metoo
avec ses procès d’une époque
au mœurs sans tabous
et jeux pervers équivoques

d’aucuns voient ce  passé
avec des yeux noirs
juste pour concasser
les auteurs sans miroir

vu comme un monstre
de cinéma consacré
à l’heure de la montre
l’opprobre se crée

l’individu se veut glamour
égotiste dans ses aspects
Aux phrases dit d’humour
Aux mains sans respect

l’incompréhension des mots
dire assister à un viol
Ce n’est pas assister un viol
cela engendre bien des maux

ces journalistes de parution
pas dignes d’un poème
leurs écrits en pollution
méritent qu’on les blâme

don de Noël

Les nuits tu veilles
les jours tu sombres
quand tes enfants s’éveillent
tu sors de l’ombre

tu leur parles du beau
pour préserver leur âme
loin de ces robots
qui vénèrent les armes

tu restes la tête haute
devant les aveugles au pouvoir
et leurs maux de honte
de leur faux espoirs

toi tu veux être d’amour
embrasser le bien ensemble
oublier tous les désamours
pour être un exemple

en ces jours de fête
voir l’autre en miroir
dans une harmonie parfaite
vers un futur prémonitoire

toute cette modestie
tout ce courage
pour accepter l’empathie
des dons sans rage

effacer les visages mornes
devant les sapins joyeux
faire fi du monde
vivre ce temps heureux

poème facile à écrire
loin de la misère
des rimes pour guérir
des mots en émissaire

soirée

City tour en attente
Le drive en speed
Avant l’exaspération latente
Prestement garnir son tweed

Sombre et le Game 
Dans la lueur des lasers
Arme lumière sans œdème
Pour subir la misère

La route qui gargouille
Le port est en vue
Le sourire des bouille
La surprise sur le cul

La soirée va sur l’eau
Repas qui sublime la Garonne
Aux vagues sans chaos
Que du plaisir qui se donne

Aphone est le briefing
Positif est le mystère
Les amis sont au feeling
On le dit sur Twitter

Peu de maux dits
Le non-verbal vit
Jeux de mots hardis
Du collègue en poésie