L’EXILÉ

Tu as vu le jour
Au delà de la Méditerranée
Ton pays de toujours
Très loin d’être bien né

Une mère acariâtre
Un père vite décédé
Une guerre en enfer
Pour toi non décidé

Le rejet du continent
Une vie en solitaire
Ce mariage permanent
Et les bars cerbère

Ton monde intérieur
Cacher à la vue de tous
Humble jamais supérieur
Pour les amis surtout

Un état suicidaire
Cigarettes comme calmant
Avec l’alcool lapidaire
Un état triste alarmant

Une violence délétère
Ce traumatisme destructeur
Sans jamais de repaire
Dans cette vie de malheur

Le temps réparateur
disséminer dans ton cœurs
Loin d’être ton bonheur
Et ce jusqu’au convoyeur

désistance

J’écris cette demande de Marie
Ca m’amuse et j’en ris
Cela bien avant Noël(le)
Dans ce poème du  réel

Déjà quelques jeux de mots
C’est là les moindres maux
Quelques phrases pour l’idée
Celle qui viennent me vider

Il me faut remplir cette page
Pour vous abreuver de mon cépage
Rentrer dans le vif du sujet
La desistance est mon objet

Du bienfait de l’outil
Qui m’a été utile
Lâcher tout dans le groupe
Pour que Hyde n’est pas la coupe

Mon passager noir
Bien que sournois
Est sous contrôle
Je le dois à mon rôle

Le mal est présent
L’encre est mon expédient
Appris au cœur des réunion
L’âme qui fait l’Union

Il me faut jouer ce jeu
C’est tout un enjeu
Pour chasser le poison
Et sortir de la prison

Mon manque est cruel
Sans être consensuel
Mais l’esprit et clair
Dans l’équilibre précaire

Moi qui suis sensuel
Je souris dans mon écuelle
Bip ( c..)  est la blague de fin
Je vous laisse sur votre faim

transmission de colères

L’anxiété de la mère
Engendrer par le mal du père
A son corps défendant
Attriste le cœur de l’enfant

Violence de tous les terrains
Et diffuser intra-utérin
Créent des blocages récurrents
Triste et presque permanent

Utiliser les outils à l’envi
Un travail d’une vie
Pour être efficient
Et être rarement performant

La rage du géniteur
Recherche et douleur
Ce subtil poison
Vite casser cette prison

Accepter la faiblesse
Et toute cette paresse
Pour aller vers l’action
Et trouvais des solutions

Regarder serin les erreurs
Et oubliez les peurs
Non l’image d’une punition
Juste comme  une libération

En son monde habitat
Etre le résultat
De son histoire
Et survivre sans gloire

Evoluer avec peine
Avec ceux qui comprennent
Les moments de colère
des maux délétères

colères

Chercher les mots
pour écrire les maux
Les marquer de mon seau
Là au fil de l’eau

Larme dans les yeux
Bien loin des dieux
qui coule souvent
Les sécher par le vent

Rage du temps
Qui dure  longtemps
Le bitume bruyant
Sous les phares distrayant

Suivre la route vers l’horizon
Le road-movie déraison
Les poésies futile mission
Mes vrais outil de raison

Les même Triste saison
Faire encore sans passion
Ce fric Objet de liberté
Pour ceux bien nés

L’amour pervers de l’argent
Vite Laver au détergent
Tous ces croupions
Donneur de leçon

Dominant sans brûlure
Faire fi des pourritures
Déchirer les bâillons
Jusqu’au dernier bastion

Marise

Une durable rencontre
Grace à l’ami pierre
Et à l’amitié de Daniel
trop tôt Parti au ciel

Très vite le gardien
Des meubles et chiens
Accueilli avec bienveillance
La bourse en élégance

Norbert le job en alliance
Profitez de l’expérience
Maçonnerie peinture râteaux
Carreau et Surtout cerveau

Souvent sur la pelouse
Du classique pas du blues
Musique en auditoire
En écoutant la guitare

Malgré les opérations
Poursuivre l’action
Toutes les épreuves
Toujours comme preuves

Maryse la résistante
reste encore pétillante
Le tapis est au repos
Mais reste dispos

Les difficultés sans fin
C’est un chemin aux confins
Le fruit de ses entrailles
Se heurte à une muraille

Le compagnon choisit
Dans le mal lui aussi
C’est un destin en silence
Dans le choix de la résilience

Pierre

La rencontre et à Daniel
Avec son goût du miel
La station est ta demeure
La guitare est ton heure

La savate par défaut
J’ai suivi ce qu’il me faut
Les arts martiaux par envie
Pieds nus et kimono compris

Notre ami au Paradis
Le kali est mon départ
Nos relations sans lui
Maintenu par les arts

Les événements un regard
Les années en rempart
Les recherches mystiques
L’amitié en un risque

Tes maîtres sont vénérés
Besoin de les adorer
Les relations de sortie
Sont bien assortis

Les années sans travail
Fierté que tu ravale
Le retour à l’emploi
Révèle de l’exploit

La maladie a figé ta vie
Tu luttes pour la survie
Par des moyens différents
à ton goût référent

Tu oublies ton expérience
Et toutes tes connaissances
Chercher en dehors de soi
Des solution qui sont en toi

Retour à l’état primaire
Dans le ventre placentaire
Mon poème n’est pas feint
Ce moment n’est pas une fin

précipices

Quand la vie coule de rien
Que tout ton monde va bien
Que la paix et en toi
En toute bonne foi

 En grande confiance
Tu relâches ta vigilance
Et sans méfiance
Dans une absence

Le mal en ton antre
Te fait perdre ton centre
Et tu laisses sortir
Cette envie du désir

De ce moi haïssable
Qui œuvre incontrôlable
Perdu ,tu embrasse  l’animal
Et sans retenue ,l’abyssal

Revenir sur la rive digne
Avec le goût de l’indigne
Plaisir et délicieux poison
Qui te laisse des frissons

feu intérieur

Mon monde est trépas
Mon calme et combat
Colère sourde est muette
Qui est là dans tout mon être

La contenir est une épreuve
Souvent mon sac s’en abreuve
Tu es là depuis  longtemps
Adouci avec le temps

Tu restes là en latence
Pour exploser sans prudence
Traumatisme du passé
Fureur qu’il faut canaliser

Il me faut calmer
Et cela sans délai
Ce feu de l’envie
Fermé à la vie

Le mental est pris
Le cerveau trop petit
Le sport pour libérer
L’onanisme pour errer

Empathie et bonté
Une illusion de réalité
L’enfant est apaisé
L’adulte est prisonnier

L’animal et tapis
Thanatos et ravi
Une envie de l’ennui
L’éclaircie dans la nuit

détresses

Le vent souffle en bise
Dans ton ciel nuageux
Le phénix se pose
Sur une cime bienheureux

Il a oublié ton chagrin
Et t’a laissé à ta tristesse
L’espoir est ton besoin
Mais tu vis dans la détresse

Tu ne peux oublier le drame
Qui a engendré l’hôpital
Un endroit pour toi infâme
Avec un destin fatal

Traumatisé dans ta boucle
Tu cherches le coupable idéal
Tu rêves d’utopie et d’escarboucle
Pour revenir au monde sidéral

J’ai peur pour ton âme
Que tu dis fragmenté
Ton faux sourire nous charme
Dans un souffle désenchantée

Tu sombres  dans le poli
Comment t’émerveiller
L’oiseau de feu et mélancolie
Que faire pour l’éveiller