la bête est revenue

La bête est revenue
Là sur le siège devant
Rêve ou réalité nue
Le spectacle du Levant

Le songe est convenu
Ce mensonge de l’esprit
Cette fuite est bien venue
Vivre hélas cette duperie

La pulsion du fond
Doit peintre son œuvre
La permanence du bouffon
Perdu dans ce fleuve

L’âme s’est éraillé
L’erreur est apaisée
La chance sans dévaler
L’Etat sombre malaisé

Pas de jetons du jour
Pour le solitaire ivre
Seul en action toujours
Pour subir le guivre

Encore faire le vide
Pour dompter L’ego
Celui qui avide
Fait fit de l’écho

Un état de vigilance
Perdu pour le cécitant
Ne jamais être en absence
Pour faire taire le dissident

complainte

Encore ce jour las
à attendre ce retour
Je pense à toi hélas
Mon trauma en détour

Pourquoi je ne peux
Dérouler encore le fil
Loin de tes yeux
Dans ce temps qui file

L’éloignement et les pleurs
Stupide besoin de l’autre
Qui ne vit  que ailleurs
Dans ce passé en faute

La radio comme personne
A mes oreilles indues
Mais ta voix chantonne
Dans mon âme perdue

Toi dans l’horizon
Comment te rejoindre
L’envie de lâcher le son
Et enfin se disjoindre

Solitaire en ton antre
Le hasard nous a réunis
Cette peur au ventre
Du vide qui désunit

Hypocrisie que cela
Se mentir sans rancœur
Le vrai est au-delà
Dans la réalité du cœur

Que de mots futiles
Pour garder en lumière
Eloigné des asiles
Cette femme-enfant lunaire

rechute

Fantôme dans la nuit
Le mal est revenu
Là vers le minuit
En ton âme perdue

Sourd à Jiminy
Aux paroles sages
Distillée à l’infini
Mal dans sa cage

Des yeux te regardent
Sombre et inquiétant
La tour prend garde
L’imaginaire de l’enfant

Sombrer dans ta névrose
Sans l’aide de Diogène
Pour souffrir sans pose
Tout cela sans gêne

La vérité est là
Dans toute ta raison
Pinocchio porte las
Le nez en floraison

Une mort dans l’œuf
Le cœur sans avenir
Le chat en a neuf
Une vie pour revenir

œuvrée

Moi j’étale les apparences
Distillant moult connaissances
Pour cacher mon mal-être
Et ma difficulté d’être

La faiblesse de plaire
Pour que l’on m’aime
Tristes sont les traumas
Qui suivent ce schéma

Ce poème pour le vrai
Écrire pour œuvrer
Faire fi du superficiel
Et atteindre le ciel

Vite se lever
Pour se prouver
Que la vie existe
Même dans le triste

Regarder au loin
Perdu dans les soins
Que tu veux te donner
Et te pardonner

Redevenir un enfant
Avant que les parents
et leur jeux de go
avilisse les Pureté sans ego

Dans ce temps éclair
tu doit devenir solaire
Cela n’est pas la fin
Vivre et nourrir sa faim

honteuse

Tel le loup-garou
Jamais tu ne te désavoue
Sous la pleine lune
Les soirs de bonne fortune

Tu arpentes les rues
Et rase les murs
A l’abri des réverbères
Au regard des berbères

Tu restes dans l’ombre
En Une terreur sombre
Avec ton mea culpa
Tu ne te mens pas

Loin des feux de la rampe
En cette envie dévorante
Le kniffe ton arme
Pour protéger ton âme

Pas besoin de phare
En ton teint blafard
Les lumières du spectacle
Avec ces artistes Oracle

Qui se montre au jour
En cette protection toujours
La honte est ton chemin
La peur est ton destin

nico

Tu montres ton meilleur
Mais l’envie est ailleurs
Etre entendu de Dieu
Pour être proche des cieux

Tu ravales ta colère
Pour ne pas être délétère
Tu aimes sans retenue
Même les être parvenues

La dépression t’a  perdu
Mais les paroles entendues
Des religions ton vaccin
Te rapproche des sains 

Les musiques de l’âme
Pour poser les armes
Cette recherche spirituelle
Pour oublier le charnel

Cette profondeur d’amour
Le divin ou le glamour
Ce risque du mal-être
En cette dichotomie de l’être

rédemption

La rédemption de l’ auteur
Une illusion du cœur
Pour ne plus avoir peur
Des besoins du prédateur

L’être soumis à la pulsion
Sans que la punition
Lui face du tort
Dans un acte de confort

Seul un état de résilience
Lui laisse une chance
Mais son passager noir
Est là qui veille sournois

Loin des atolls
Sous son contrôle
La chaîne délictuelle
Outil adepte du réel

La colère du sombre
La comme une ombre
La vie en espoir
Dans la lueur du soir

inceste

Toute une vie durant
Avec la bouteille devant
Les mains sur le corps
Jouer la planche encore

L’amour nocturne récurrent
Perversion  d’un parent
La survie de toujours
Cachée au grand jour

Le couple sans avenir
Un enfant à venir
Le passé en souvenir
Se quitter pour en finir

Pour ne plus subir
Ces hommes sans coup férir
Le traumatisme noyé
Par les boissons dévoyées

Resté là en latence
Destruction de l’adolescence
La famille en déni
Jamais le prédateur puni

Et pourtant tu l’aimais
L’âme détruite a jamais
Dans cette état éthylique
Au destin acétique

excuse

Le driver remercie
Pour leur tolérance
Les décorés d’expérience
A mon prénom d’Alexis

Dire d’un accident
Des douleurs et maux
Que c’est un incident
Hélas  je manque de mots

Les coudes genou arcade
Dans ce moment agréable
Ne sont pas des cascades
Pour les anciens vénérables

Me confondre en excuse
Ces mon minimum utile
Ces la ma faible accuse
Que j’espère pas futile

Ces vers en baume
Du poète désoler
Tellement peu en somme
Pour ces guerriers auréoler

max jacob

Tu déambules lent
Avec ton talent
Comme un banni
Et peu d’amis

En cette terrible époque
Juste a l’étoile équivoque
Toi le poète de naguère
Dans cette France en guerre

Les Cocteau Picasso
Collabo par défaut
Et autres Guitry
Ton laissé meurtri

Aux mains de la Gestapo
Alice te cherche sans repos
Malgré les amitiés courbettes
Dans les camps de la bête

Le mal est à l’œuvre
C’est la fin des épreuves
Toutes ces lettres et mots
Non pût arrêter la faux

Jacob un gay honni
Interdit par les nazis
Que de génie détruit
Entendre encore ce bruit