sourd

Triste de ne pas avoir
La fibre de la musique
L’oreille ne sait croire
Ni entendre le féerique

Vivre les voix modernes
Des chansons qui flamboient
La critique des sourds terne
Dont le cœur reste pantois

Pourtant sentir le blues
Des rythmes qui encensent
Sans l’esprit de la loose
Est entré dans la danse

Les chanteurs génétiques
Doués par la naissance
Sans l’âme acétique
Dans une recherche de sens

Ces textes des poètes
Repris pour la gloire
Sans la plume prête
L’esthétique doit prévaloir

espoir de peu

Ce bleu-là de plaisir
Cache mal le sombre
Des mots de l’ombre
En ce déni déplaisir

Serpent qui se retourne
Et se mord la queue
En ses médications de peu
Vite que la roue tourne

L’espoir de soins mystique
Embrun le réel
La réalité est cruelle
Loin des mots poétiques

Un désir de vie
Est rêvé de mort
Pour voir l’autre port
En ces temps de survie

Ce malade est coupable
Il a créé son mal
Ces dans l’esprit primal
De ces psys capables

L’argent pour requérir
Loin de la science
De ces médecins silence
Des gourous pour guérir

Multiplier les bornes
Pour un plus encore
Et fuir le hardcore
D’un fauteuil morne

Tous et toutes en avis
En mon âme présente
A mon écoute absente
Je donne mon préavis

choix

Là sur cette ligne
où se perd la vue
Je me montre digne
En ce moment voulu

Seul dans ton rôle
La comme un aimant
Avec ses deux pôles
Tu as ce choix vraiment

L’attirance pour demain
Pour nourrir la vie
L’éloignement des mains
Sans perdre l’envie

Respire-tu sans moi
Ou regarde-tu le fond
Dois-je croire en toi
La distance sans le son

Etre dans le flou
En regard des pactes
Espoir un peu fou
Que tu sois en acte

Tu es enfin libre
De ne plus te mentir
Et d’avoir ton chapitre
Inscrit dans un avenir

confusion projet

De ce projet commun
Nourri par le désir
De n’être plus qu’un
Une recherche du plaisir

L’utopie est en route
Neuf sur le bitume
Guidon en avant toute
Un humour Bubble-gum

Le destin en faute
Le home traineur perdu
Futur que l’on échafaude
Une chimère de vertus

Six cents cinquante raisons universelles
Pour partager un rébus
Rouge bordeaux à Eiffel
Cette couleur en attribut

L’envie est de saison
Le road-movie illusion
L’âge est de péroraison
L’âme est en confusion

douleurs de feu

Je compte cette douleur passée
Pour l’histoire sans ressasser
L’aliment mijote sur le feu
Je vague aux choses de peu

Revenir vers mon déjeuner
Et le bouton de ma destinée
La le sol s’est embrasé
De couleur bleuté orangée

Un calme profond m’envahi
Vite je suis en survie
Le gaz coupé la fenêtre ouverte
La douche sur la chaleur funeste

Une main sur le pommeau de vie
L’autre sur le téléphone d’envie
L’homme qui cuit de l’intérieur
Avec ce rouge sang a l’extérieur

Rapide et l’arrivée  je suis déphasé
Allongé sur le lit enfin apaiser
La couverture de survie
Et le gel de vie

Les drogues un recours précieux
La souffrance dans un état cotonneux
Anesthésistes et soins un soulagement
Les pieds au ciel je suis dépendant

Plusieurs fois par semaine
Où des mains pérennes
M’arrachent les oripeaux
Calme et panse ma peau

Soigner mes pas guéris
Les béquilles son chéri
Les bas de contention
Sont longtemps une condition

Loin d’une pléiade
La mythique olympiade
Athlétisme et tour de France
Alité mais quelle chance

traversée

Je ne suis pas né boat people
Pourtant c’est ma jeune vie
Flot de l’espoir pour mon peuple
Pour un mieux en survie

J’ai quitté mon cœur
Où les dictateurs font la loi
Installée par les colonisateurs
Pour des richesses en emploi

Grâce aux oisifs d’Occident
J’ai ma place à défendre
Leur refus d’être ardents
Nous laisse un rêve à prendre

Nos gènes nos cultures
Vont doucement se mélanger
J’ai risqué sur l’eau pure
Car j’ai le soleil sans manger

Je n’ai pas de haine
Des guerres du passé
Même si les peines
De l’inconscient sont à dépasser

Les religions vont se heurter
Mais le temps nous apaisera
Loin  des croyances hébétées
Le métissage nous relèvera

crise

Sursaut 4h du matin
Le SOS au phone
Le savoir de l’instinct
Les cris de l’iPhone

Le moteur en rage
Hors-la-loi en drive
Vite écrire ses pages
Avant le feu qui lave

Les yeux dans le vague
La peur dans le regard
La confiance qui divague
La mémoire en bagarre

Les pleurs dans le cou
Ce chagrin des abysses
La distance à un coup
Avec les dents qui crissent

Cette frayeur sans raison
L’amitié en est surprise
Les âmes font l’horizon
En silence dans une brise

L’amie est en crise
Déjà loin de moi
Une nuit qui agonise
Le road-movie en émois

Triste est ce mal
Qui éloigne les cœurs
Avec toutes ces cabales
Qui engendrent la terreur

mort programmée

Déjà trois semaines sans
Ces placebos qui m’aiment
Avec la plume en sang
Survivre toujours au drame

Mes écrits par défaut
Qui valorisent mon âme
Mais qui sonnent faux
Dans ce monde en armes

Ce besoin de guerre
Toutes ces religions dévoyées
Grande sagesse de naguère
Pour la mort employée

D’aucuns essaient les mots
Futiles en ces temps
Au service des maux
Une folie pour longtemps

Revenir au combat, sortir la tsuba
Affûter sa lame avant les larmes
La philosophie au plus bas
Quand le mal nous désarme

Notre civilisation en déclin
L’éveil pour une autre
Dans un devenir incertain
La terre pleure ses apôtres

outrage

Une larme coule sur les pages
Soulié de cette histoire
Grâce au poème tu fais cépage
De cette infamie qu’il faut croire

La Méditerranée et sa traversée
Sont les écueils de l’errance
L’alcoolisme du père a bercé
Les besoins de l’enfance

Les bras frêle suspendu
Vers ce couple plein d’attitude
Les bleus de la mère perdus
Engendre soumission et solitude

Les besoins alimentaires
sont de saison
Les autres élémentaires
sont en prison

Emerveillé par une jument
Magnifique animal plein d’affection
Etre enfin le fils aimant
Avec un papa de substitution

Sans le savoir tu as ouvert
La boîte de Pandore
Les mains de pervers
Sur ta peau et quoi hardcore

Figé prostré tétanisé
L’enfant doit obéir
 Subir cette rosée
Nauséabonde sans bleuir

Eviter l’héritage libertaire
De la  tradition
Epoque des vers
Ecris en perversion

Passez le temps
Dans un typhon
Ton âme longtemps
Dans le siphon

L’analyse pour éduquer la libido
Dans une vie de résiliences
Sans le comportement domino
Pour aller vers la délivrance

enfer

Tu as des flashs d’inceste
Cette vision est terrible
Toi la jolie princesses
Espoir que cela soit impossible

Maladie insidieuse  la paranoïa
Est un poison pathogène
Dans ton appartement Himalaya
Devenu insalubre faute à Diogène

Le déséquilibre qui corrompt
Et mène à la défiance
Ne plus avoir de cocon
Et perdre la confiance

Les arts Philippins mentholés
Le Docteur Jekyll en protecteur
Dans ton délire tu as transformé
En hide ce libre-penseur

Tes écrits ont perdu
Cette aura de créative
Avoir une colère aiguë
Rends suspicieuse et craintive

Une grande détresse sans fleurs
Te fait hurler au parricide
Toute ton âme pleure
L’envie et au suicide

SOS pompiers, le mal-être est profond
Désespéré et sans recours
Naïve perdue dans ce siphon
Tu as cru au bienveillant  secours

Porté par les quatre membres
Vers cette horreur psychiatrique
Figé tétanisé tu sombres
Dans un état traumatique

Chute dans ce gouffre abyssal
Une longue et douloureuse agonie
Tu n’as même plus mal
Sûrement que tu as dormi

Plusieurs mois dans ce noir
Le déséquilibre est aussi esthétique
Se regarder dans le miroir
Et ne plus reconnaître son physique

Insomniaque finit le voyage spatial
Perdu dans ces  drogues en Méandre
Vite retrouver les sorties astrales
Et renaitre renaître de tes cendres