l’ombre du mal

L’ombre du mal en surplomb
L’envie de déchirer les oripeaux
Mettre à nu le chaos
Et sombrer dans les bas-fonds

Des proses pour rester en surface
La musique là sur la route 
Une mélodie du blues en écoute
Ne surtout pas entendre double face

Ouvrir son cœur en Jekyll
 Pour enfermer le démon Hyde
Trouver en soi une aide
Avant que Damoclès nous kill

Je poétise cette âme sombre
Histoire de l’homme perdu
 En recherche de vertu
Pour sortir de la pénombre

l’impossible pardon

Pousser par ta dissonance 
Tu as joué avec le feu
En touchant à l’innocence
 Sans jamais de pare-feu

Tu te punis en intime
Depuis tu en souffres 
Comme encore ta victime 
Avec ce goût de soufre

L’excuse des traumatismes
 Loin de te soulager
De cet absentéisme
De ton esprit outragé

L’idée de ce schéma
Se profile à l’horizon
Et cela sans cinéma 
Désastreuse et cette vision

  Tu portes ce fardeau
Dans ton âme réveillée 
Qui dévale à vélo
Sur cette route dévoyée

Maintenant en résilience
Tu cherches la paix
En ton monde sans silence
 Dans ce rêve de s’excuser

Egoïste en faute
Le pardon en envie
Qui implore l’autre
Pour vivre sans préavis

abandonné

Tu es une ardente féministe
 Tu encens ton maître Metoo
Tu as ouvert la porte
Pour punir tous ces maux

La minorité de pervers
 Auréolé de leur pouvoir
Tous ces loups libertaires
 Qui n’on que faire de Beauvoir

La majorité de l’intime
Ceux qui sont respectueux 
Sont les seules vraies victimes
De ses visibles délictueux

Les prédateurs des rues
Eux sont rarement punis
La peur enferme les abus
Qui reste à jamais impuni

Les avocats des nantis 
Diffèrent à l’horizon
Les procès des faux repentis
Bien loin des prison

Pendant tout ce temps
Les femmes voilées afghanes
 Lutte contre les mollah, longtemps
Toi ta terreur les abandonnent

Dils

Condamné à être méprisable
Pendant 15 ans de cafard
Tous encore te voient coupable
Cette idée te rend blafard

Tu n’étais qu’un adolescent
Simple timide et effacé
Tes aveux en larmes de sang
Toute cette pression ta terrasser

Tu as ouvert la porte
Au doute et à la suspicion
Jeté à fond de soute
Les avocats ta solution

Le procès a fermé les grilles
Pour des violences à foison
Passer le temps en filles
L’appel pour fuir cette prison

Enfin la loi t’à acquitté
Après l’audition d’un suspect
Malheureusement jamais réhabilité
Vivre ta vie sous cet aspect

lâcher prise

Lâcher prise  et sortir
de ta zone de confort
Leur regard veulent t’affaiblir
Mais les mots te rendent plus fort

En violence avec ton hôte
ou bien contre l’autre
Sur qui rejeter la faute
Tu fais l’autruche ou la taupe

Trouver la confiance
voir la bienveillance
Ne pas subir la méfiance
Et aller vers la tolérance

Ne pas oublier ton histoire
Se nourrir de relation
Pour ne plus être en colère
Sans chercher la perfection

Ne plus perdre ses repères
Rêver d’équanimité
Oublier ce cerbère
Et trouver la sérénité

mots (maux) de ana

Je viens de voir cette image
Qui est pour moi un drame
Il me faut tourner la page
De la situation avec la femme

Comme un raz de marée
Qui se dirige vers moi
La vague du mascaret
Une réaction de mon surmoi

Je n’ai pas su éviter le pire
J’attendais sagement sur la côte
La destruction d’un empire
Malgré l’océan et sa beauté

Quand j’ai voulu agir
Cette vague m’a piégé
Il m’aurait fallu réagir
Mais je suis restée figé

Détruisant mon monde intérieur
En ne me laissant plus rien
Ecrasant mon cœur
Et mon esprit aérien

écho (d’un ami )

Sublime message
Qui fait écho sage
A un maniaco-dépressif
Aux jours poussifs

Ce dernier est prisonnier des cycles
Qui implacablement recycle
Ces moments qui le font passer
Dans L’effort de se dépasser

D’une léthargie profonde
Loin de sa faconde
A une euphorie pugnace
Qui dure fugace

Il est fatigué
À faire le gué
De ces jours la
En étant las

Obéissant à Anankè
Déesse de la Nécessité
Il devra a son tour
Mais pas pour toujours

Reprendre son cartable
Pour des cours impeccables
Et se livrer sans glace
La devant les classes

Injustice de tout cela
Qui suis son chemin, hélas
Non, c’est seulement la vie
Qui vas De mal en pis

Disciple de la vérité,
Adepte de la lucidité,
Il repartira au combat
Chaque chute le relèvera

Attendant avec sagesse
Et grande hardiesse
La libération quand viendra
Le moment du trépas

rêverie

L’arbre majestueux magnifique
Qui bordent ce lac féérique
Les jeux des enfants
Sous ce soleil aveuglant

La piste pour les Kidd
Ou glisse les têtes vides
Autour du bleu de l’eau
Sur le sable avec leurs seaux

Le bancs des taciturnes
Où se posent les habitudes
Des âges de lassitude
Et celle des solitudes

Ce destin de sauvegarde
Qui envieux regarde
Triste de leur vie morne
Les amoureux plein d’hormone

Eux proche du tombeau
Occupé à être beau
Avec ce plein d’envie
Cette élan de survie

Jeune dans le cœur
Et avec ce joker
Un dernier tour de bonheur
Et cela sans déshonneur

Damoclès

Le jour et la nuit
jamais je ne t’oublie
Cette épée qui me suit
Est loin d’être anoblie

Comment ne plus avoir
cette peur de la souffrance
Que je ne serais voir
Triste sortie de l’enfance

Pourquoi ce destin
moi qui fut un juste
Une Bible en main
Aux erreurs qui  s’ajustent

La force de l’âge
et déjà un vieillard
Triste est ce voyage
vers l’inéluctable brouillard

Cette vie qui m’aime
longtemps une amie
Ce corps que je traîne
est devenu son ennemi

Pourtant je survis
L’espoir est en l’humain
Qui se bat pour une envie
Voir le soleil du lendemain

libérations

Je glisse du fauteuil
à la table d’examen
Vers l’écho recueil
Avec ce mal de chien

L’animal a les dents
Sa morsure est tenace
La sylphide sans incident
La sonde est en place

Aimable O soins
A son mur des déesses
Elle loin des besoins
Des hommes en liesses

De cet organe
Fantasme de désir
Qui brûle au propane
La beauté sans plaisir

Ouf se laisser aller
Aux mains qui se posent
A ce canal dévoilé
Où les mots se reposent

La nature cette rose
Sans le concours Lépine
Il me reste la prose
Pour sublimer la rétine