le sac de l’oublie

Encore un jour sans incident
Pourtant sa colère fait rage
Dans ce passé qui grince aux dents
Que je dilue dans ce naufrage

Les chaussures et les gants
Qui font détoner les synapses
Dans des maux élégants
Sous ce ciel cette grâce

La sous ce bleu sans entrave
 Passent les oiseaux de fer
Que son âme et brave
Pris dans cet atmosphère

Un rapace tourne au vent
Sous son regard se pose
L’homme qui sue sous l’auvent
Dans une fureur sans prose

Même les couleurs de l’Éden
Qui brille à ses yeux bouclier
Ne sont que fleurs quétaines
Dans ce moment, pour s’oublier

Le soir, ce rappel au réel
Où le tram passe sur le viaduc
Le mal-être peut être cruel
Sous une plume sans parachute

espoirs (placebo)

Le réel est en chemin
Moi je drive au cœur
Et cela sans liqueur
l’ami qui crois en la main

Triste est ce jour
Ou avec mon œil Nokia
Au chaud dans la Kia
Je vis encore ce séjour

Ce gourou du vide
Qui fait placebo
Et prône le beau
En faux espoir cupide

En ce joyeux  printemps
Ou la beauté de la nature
Qui libre bourgeonnent pure
En s’ouvrant avec le temps

Bien après l’humanité
Les dieux succombant
Devant ce monde vivant
bien loin de l’inanité

Le feu est là haut
Qui chauffe la vitre
Et poétise ce chapitre
Quand je regarde les oiseaux

Là en l’attente de pluie
Pour rafraichir mon âme
Et laver mes larmes
Lâche derrière un parapluie

S’oublier

Les yeux mouillent ma face
enfermé en ce triste lieu
La rêvant d’Océan prestance
Un horizon  pour  envieux

moi je, ces mots d’ego
le soleil et le vent
devrait être mon propos
pour écrire le temps

l’arbre mort où je siège
à l’ombre du vivant
Encore tombé dans ce piège
Pour s’omettre  au présent

poétiser pour les autres
Et existé en leur miroir
La vivre cette rencontre
Pour sortir du laminoir

La violence du passé
Qui encombre l’âme
Dans un sac à tabassé
Avec les poings comme armes

Crée encore une scène
avec les mots qui brûlent
en exprimant ma peine
Pour la hurler au crépuscule

Toi qui vie ce vide
tout ce mal à publier
Avec ta plume comme guide
Dans des proses pour s’oublier

faire mémoire

La mémoire est en pluie
Là sous le parapluie
Se souvenir qui perle
En bruit de crécelle

La réminiscence qui brule
de ses toucher en vestibule
d’un être de confiance
Sombre perversion sans conscience

Les jours me consument
Comme une bougie qui enfume
se dressent les murs sournois
Entre les autres et moi

Le silence et l’effondrement
Dans ce Lourd moment
Sur mes épaules fragiles
de triste petite fille

La souvenance est insoutenable
Cette brulure du diable
En ces jours du passé
D’un cauchemar à effacer

Vite, crée sa trace
Et faire volte-face
Le regard à l’horizon
Pour L’avenir en floraison

Adélaïde

Avec ta grandeur d’âme
Tu accueilles sans coup férir 
Je te connais mal belle dame 
Mais j’aime ton sourire

Tu ris encore de choses dures
Car tu as fait la paix en toi
 Ton visage et ma lecture
Ce qui me met en joie

Ton activité est exigeante
Et tu la respire debout
De te voir toutes séduisantes
C’est comme monter le Ventoux

Tu aides les laissés pour compte
Et cela sans déplaisirs
Tu n’es pas sport mais tu domptes
La route avec plaisir

Le cheval est au galop
Toi tu le fais à vélo
Forcer sur les jambes au trot
 Ce n’est pas du water-polo

Tu muscles les cuisses
Et prépare le Tour de France
 Toi la belle séductrice
De l’humour sans souffrance

Les mers bleues des fonds marins
Là pour des vacances au lointain
Toi tu y plonges avec entrain
Moi je rêve au matin

De ce voyage en avion
Avec toi comme prologue
Le ciel est limpide de passion
Je vis mon fantasme,  quel épilogue

home apaisant

La colère t’a abattu
Ton home l’a apaisé
Au drive elle s’était tue
Reste tes mots pour l’étayer

Tu distilles  de la bile
Qui noue ton plexus
Toi tu charges ta pile
Pour nourrir le Nexus

La nuit rase les murs
Le sac attendra ta rage
Ce soir tu fais ce murmure
Et laisse passer l’orage

De tes poings en furie
Qui brûle ton punching-ball
Tu vas évacuer les injuries
Dans des proses music-hall

Demain dès les pieds dehors
La fureur de ton âme
Fondra comme le condor
Sur toi avec toute sa gamme

Vite retrouver  ton centre
Et faire fît des cercles vicieux
En laissant les braises au cendre
Avec leur maux pernicieux

Redevenir serein dans le cœur
Laisser la frappe au repos
Et accepter sans rancœur
ton exaspération des robots

zone de routine

La routine  facette programmée
Avec cette peur d’être déprimé
Détesté au plus haut point
Défendu avec les poings

Mais quand l’âge peine
Que la vie revienne
Dans ce vide encore
Même du hardcore

Vite se livrer a l’amour
Ce désire de toujours
Pour fuir le néant
Qui arbore le bienséant

Tu embrasses le tout et rien
Le confort n’est pas ton bien
Pourtant la est ton chemin
Changé c’est pour demain

Le confortable et hébété
La difficulté de la vérité
De ne jamais se mentir
Trouver la force de s’investir

L’illusion de l’impermanence
Sans acte et permanence
Bouger encore  brasser du vent
Perdu dans des sables mouvants

Sortir des rails de ses peurs
En douceur sans heurs
En évitant l’erreur
De fuir le bonheur

Faut embrasser son réel
Des fois fort cruel
Traumatisme las latent
A la recherche d’un talent

Expliquer aux réprobateurs
Cet enfermement inhibiteur
Toute une vie durant
Ces blocages récurrents

SDF (rebelle)

Pour toi, Mathieu avec un T
Celui qui ne boit pas de thé
Toi la chenille  du ver à soie
Futur papillon, cela va de soi

Avec empathie, je parle de toi
Et mes mots seront courtois
Tu suis l’équipe de France
Et les bas-fonds en aisance

Le système nous met en box
Toi tu hères avec les Black Box
Tu kiffes Thanatos et ça en jette
Dans cette ville que tu rejettes

Tu hais la politique ,ton suaire
Bouscule les keufs en risque grégaire
Là dans des vapeurs de houblon
En lançant des boulons

Tu caches une douleur profonde
Ce qui peut expliqué ta faconde
Tu peux voler les grandes surfaces
Tu es libre en cet espace

Dans le tram, tu es chafouin
Tu rends justice ,ce réel besoin
Electron libre gouailleur
Profondément autodestructeur

L’homme perturbé est peu raisonnable
Les restos du cœur ,c’est acceptable
Dans ce désespoir triste à déplorer
Tu préfères l’ivresse plutôt que d’implorer

Quitter cette vie que tu redoutes
Les beuveries te laissent en déroute
Enfin fini ma logorrhée verbale
 Dans cette histoire sociale banale

noisette

Comme les acouphènes
 Tu ne veux que régner
Toi miroir aux alouettes
Que d’efforts pour t’éloigner

 Tu rythme à loisir
Sans crier gare
Cela, loin des désirs
Qui nous laisse hagard

 Ta taille de noisette 
Qui se veut bœuf
Toi petite peste 
Tu fais la teuf

La terre tourne
 Le soleil se couche
 La brille la lune
 Toi tu fais mouche

Ce feu des entrailles
 Qui retient les flots
 Ce chemin de paille
 Qui brûle les eaux

 Fini les perles de pluie
     Avec leur plaisirs libertin    
 Restent les mictions de nuit
qui perdure au matin

aveugle

De cette envie discutable
Faire partie de la fête
Le moi haïssable se prête
A une relation détestable

L’Homme égotiste brule
Dans son désir qui prime
Sans voir celui que l’on brime
Perdu dans sa bulle

Les croyances en légion 
Son des repères  féériques
Pour les humains lunatiques
Qui vivent la religion

Les maux de vérité
Qui éloigne les âmes
Ces faussetés en armes
Son dit avec âpreté

Dire les mots de bois
Sans essayer de comprendre
Avec ce gout de cendres
Ces les diluer en soi

Les excuses rythment les saisons
Le drive est en solitude
l’esprit reste en hébétude
Comment s’ouvrir sans déraisons