jour de vent

la statue me toise hélas
en ce jour gris
moi je me cache là
face au chevaux, vers de gris

tous couverts sous l’embrun noir
dans les visites, à pied, à vélo
là, sur le sol triste, abreuvoir
l’humeur joyeuse en tremolo

vite, rêver d’un abri heureux
partout, là ou ailleurs, quel pied
pour s’essuyer, et sécher ses yeux
car le ciel prend le soleil à contrepied

ce quatrain au chaud séant
dans ce car, rouge, rebelle
je regarde en souriant
le vent qui soulève les belles

balade printanière

l’innocence des jeux élémentaires
fait de l’écho, aux murs roses
de cette salle d’effort, où se terre
toutes ces énergies sans pause

moi je déambule en paix
vers ces arbres en déliquescences
foulant l’herbe de frais coupée
là, digne des greens de France

les sols pleureurs perlent en mesure
le printemps pour l’automne
triste, sous ce ciel bleu azur
las au regard des marcheurs, monotone

près de l’étang, un sable de clair ivoire
où les enfants vocalisent, les assauts
en des rires heureux, au vol des balançoires
au loin se cachent, le silence des oiseaux

jaillissant du lac, une fontaine d’eau
chante en murmure sobre, de méditations
beau jour printanier, qui peint un tableau
la au vent, en feuilles de désolation

le soir me ramène aux façades
au loin la chute, féerique, de Gavarnie
rêveries, juste un ruissèlement en cascade
sur de modestes pierres en harmonie

drive la vie Onewheel

Ce poème pour toi, l’adepte du kali
Qui drive le Onewheel en sérénité
Pince sans rire de mélancolie
Toi qui à l’âme en équanimité

Dans une rencontre, en démarche
Avec l’odeur du rotin en chauffe
Moi mon chaolin était en marche
Toi tu voulais un échange en chaume

C’était il y a plusieurs décennies
La sur cette petite montagne
Surplombant la Garonne, en harmonie
Avec ses méandres, champagne

 Mon amis venue de la seine
Ma former à l’art des iles philippines
Dans les prairies de ma peine
Le soir venant jusqu’au clair de lune

Au couchant j’abor une barbe blanche
La ou toi l’artiste multifonction
Tu vie de défense, et de planche
Avec des création, sans procrastination

Toi calme, loin de mon feu vulcain
Ou je me pique même au rose
Tu vois l’oiseau dans l’humain
Celui qui crée et pleure, en prose

proses VS poètes

Toi mon amie, tu y voie du Slam
Moi je fait sans effusion
Les Slameur on le verbe, et déclames
La ou moi, je rime des émotions

Mes mots son des quatrains
Très loin du flot, des rappeurs
Dans leur colères sans alexandrins
Las, je tente l’humour en rimailleurs

J’essaye des proses en poète
N’en déplaise aux nanties
J’écris sous la couette
Et fait fi des clapotis

Merci a toi, mon cœur
Qui est aveugle a ma valeur
Je prose ces maux Crèvecœur
Pour t’ouvrir a mes couleurs

dédale

La lumière des photons perse les volets
Pour venir réveiller ma rétine
Stupide peur qui fait aimais cette routine
Dit l’homme, qui ne sais voler

Il me reste ce quatrain
Au chaud, dans des rimes embrassées
Sans un cœur pour m’embrasser
Un amour qui rate son train

Perdu sur ce quai, en rêve de croisé
Des assonances au mots simple
Juste des échos du mont olympe
Moi dans les règles, j’écris ces versés

En parallèle, ou en diagonale
Des génies se son émancipés
La, ou mes vers reste tristes, enfermés
Sans muse, ce labyrinthe, est un dédale

chambre 140

Mon chauffeur a sonné la au matin
La veille mon stress vivait sournois
Mais le sac était mon quatrain
Ce jour venant la lumière me vois

mes rêves on était agité
Le réveil est sans endorphine
La douche ,de l’eau pour navigué
Vers l’hôpital pour être hors ligne

Morphée est ce sommeil qui m’attend
Dans un moment effrayant
Ne pas voir de guet-apens
Dans cet acte bienveillant

KO debout allongé sur ce lit
Suis-je réveiller ou alors endormie
La salle de réveil et mon roulis
Retour sur le brancard en accalmie

A la lueur du séjour
Sixtine est a la porte
Infirmière désabusé cool
Avec son prénom de miséricorde

Ils ne sont pas cent
Et encore moins quarante
La sous mes draps évanescents 
J’observe ces soignantes indulgentes

Ces anges qui nous ressource
Subissent une ingratitude surannée
Dans leurs journées aigres-douces
Qui change leur horizon en années

Quant le soleil s’endort
Tu enfile ta blouse
A l’aurore il est ton décor
Ou la fatigue a son blues

Tu peste du manque de temps
Pour la qualité de ton baume
Que certain recherche au vent
Bien loin de leur home

Tu déambules la nuit
Dans les couloirs en vigilance
Tel le fantôme de minuit
Qui aire dans la ville en silence

Je prend ma plume et ose
Ce poème en chroniqueur
De mon passage je prose
Pour vous en rimailleur 

come back

Rônin est mon nom
fausse est l’info
Alex et mon prénom
vrais est l’intro

Maras m’a initié au rimes
Je marche tout en créant
En me donnant du rythme
Pour des écrits séants

Mes proses parlent des maux
Et cela sans trémolo
Dans des poèmes à demi-mots
Moi qui boit de l’eau

De l’humour comme plume
Pour des écritures riches
Au nuage de ma brume
Moi qui suis en friche

Ce retour ou j’ose
pour rester au temps
peu importe qui pose
ses poèmes au vent

Les visages cachent les pleurs
dans les réseaux creux
essayer de voir les valeurs
sans le superficiel des yeux

De ce mélanges de couleurs
là sur la toile avide
que d’appâts et de leurres
pour les âmes vides

De ce besoin d’être
les algorithmes s’en abreuvent
s’y plier pour naître
triste est cette épreuve

Nécessité fait loi
le poète en sourit
phrase de bon aloi
pour diffuser ses cris

matin tourment

Ce tourment au matin
Ou tout est noir
La te réveiller chagrin
Pour vivre en ce miroir

Tu rêves d’un rendez-vous
Pour illustrer ton cahier
Avec des poèmes fous
Toi qui es accablé

Des semaines sans fruits
à suivre les saisons
Enfermé dans ce puits
Qui te masque l’horizon

Toi l’homme qui fulmine
Avec ton crayon, tu pestes
Tu as belle mine
Devant ton reflet l’artiste

Tu fuis cette âme
Celle qui vit les maux
Ta muse est un drame
Toi qui espères les mots

Tu encres des pages
Pour t’arrimer à l’art
Dont tu es l’otage
Pour sortir du cauchemar

le sac de l’oublie

Encore un jour sans incident
Pourtant sa colère fait rage
Dans ce passé qui grince aux dents
Que je dilue dans ce naufrage

Les chaussures et les gants
Qui font détoner les synapses
Dans des maux élégants
Sous ce ciel qui match

La sous ce bleu sans entrave
 Passent les oiseaux de fer
Que son âme et brave
Pris dans cet atmosphère

Un rapace tourne au vent
Sous son regard se pose
L’homme qui sue sous l’auvent
Dans une fureur sans prose

Même les couleurs de l’Éden
Qui brille à ses yeux bouclier
Ne sont que fleurs quétaines
Dans ce moment, pour s’oublier

Le soir, ce rappel au réel
Où le tram passe sur le viaduc
Le mal-être peut être cruel
Sous une plume sans parachute

rêve de pinceau

Tu peins au levant
Et combinent en posthume
Des pigments sous le vent
Mes poils sont ta plume

Tu regardes au loin
Avec ton œil d’artiste
La nature est mon témoin
Ton envie est mon risque

Tes mains font l’ouvrage
Pour sublimer les couleurs
Ta toile est ma page
Et tu en fais mon honneur

Je glisse en étoile
Dans tes gestes gracieux
Là ou l’art se dévoile
En arc- en- ciel radieux

Tu es mon âme sœur
Et pourtant je suis moi
Là pour ton bonheur
Je donne mon plumet courtois

Je finis la ma prose
Cette larme est mon bain
Ou ma rémige se repose
Dans ce rêve d’un demain