jour de vent

la statue me toise hélas
en ce jour gris
moi je me cache là
face au chevaux, vers de gris

tous couverts sous l’embrun noir
dans les visites, à pied, à vélo
là, sur le sol triste, abreuvoir
l’humeur joyeuse en tremolo

vite, rêver d’un abri heureux
partout, là ou ailleurs, quel pied
pour s’essuyer, et sécher ses yeux
car le ciel prend le soleil à contrepied

ce quatrain au chaud séant
dans ce car, rouge, rebelle
je regarde en souriant
le vent qui soulève les belles

balade printanière

l’innocence des jeux élémentaires
fait de l’écho, aux murs roses
de cette salle d’effort, où se terre
toutes ces énergies sans pause

moi je déambule en paix
vers ces arbres en déliquescences
foulant l’herbe de frais coupée
là, digne des greens de France

les sols pleureurs perlent en mesure
le printemps pour l’automne
triste, sous ce ciel bleu azur
las au regard des marcheurs, monotone

près de l’étang, un sable de clair ivoire
où les enfants vocalisent, les assauts
en des rires heureux, au vol des balançoires
au loin se cachent, le silence des oiseaux

jaillissant du lac, une fontaine d’eau
chante en murmure sobre, de méditations
beau jour printanier, qui peint un tableau
la au vent, en feuilles de désolation

le soir me ramène aux façades
au loin la chute, féerique, de Gavarnie
rêveries, juste un ruissèlement en cascade
sur de modestes pierres en harmonie

éphémère humains

une lueur qui sombre, au trou noir
cette lumière la, quelque seconde
comme mes proses, je vois
la le vent, en rimes féconde

un univers qui fuit dans le soir
depuis que la vie à éclos
dans des peurs est des espoirs
l’éternité dans un futile sanglot

le rideau ses levé au matin
triste, avec son lot de morts
une guerre des hommes, hautains
pathétique mammifère, sans remords

l’argent est le pouvoir, en religion
rêver d’un futur qui nous dépassent
après la désolation en légions
triste terre, voyageant dans l’espace

Loup (solitaire)

Tu es respecté comme le doyen
Toi qui précèdes la meute
Et tous te suivent aérien
Dans une confiance vraie, neutre

Les béta et les gamma protègent
De leurs forces en cohorte
Tous les fragiles du cortège
A vue le dominant règne sur la horde

Seul l’Omega reste à l’écart
Ce faible rejeté du groupe
Reste soumis sans égard
Et le dernier au fast-Food

Solitaire le courageux Male Sigma
Aussi puissant que les alpha
Libre guerrier de Magma
Dans une vie sans doxa

plaisir de morts

Le sommeil me fuit là dans cette nuit
La sueur de ma peau et moite couverture
Dans cet air chaud je sorts la plume de minuit
Pour écrire ces mots en conjecture

La fécondation en training et un désir
L’amour vrai ou faux est un moteur
Dans cette recherche de plaisir
L’instinct de la nature a cette saveur

L’homme n’est jamais dans la question
Du pourquoi de cet élan
Moi je fais cette digression
Pour sortir de l’acte aliénant

De ces cris roques du coït
Personne ne veut avoir
Dans leurs actes hypocrites
Une réelle envie de bavoir

Le libre arbitre est une illusion
Reste à savoir ce qu’il adviendra
De l’humain sans l’orgasme de la procréation
Probablement que l’humanité s’éteindra

L’âme qui se veut tristement emphatique
Elle qui honore la vie sans insouciance
Dans son animalité chaotique
Condamne à mort toutes naissances

Musaraigne

Ces parcs qui nous ont ravis
 Sont des fleurs pour nous 
Pour toi ma muse mon ecstasy
J’écris ces mots aigre-doux

Souvent ton sourire culmine
Dans ton monde de délicatesse
 Là je fais triste mine
Devant toi ma tristesse

On drive sous le ciel bleu
à l’ombre des arbres noueux
 Mais cruellement il pleut
Aux noisettes de tes yeux

 Mon impuissance est acide 
Dans cette forêt désirable
 Mon pied agile est rapide
Quant j’esquive l’animal miracle

Là dans ton regard figurine
Sur cette musaraigne minuscule
Je vois tes yeux qui s’illuminent
Pour s’ouvrir au crépuscule

La nature est ton bain
Elle nettoie ton âme
Loin des êtres inhumains
Qui réfute tes drames

Tu souris longtemps en extase
Avec l’objectif en main
Mon ravissement est en phase
Devant ton bonheur jasmin 

rêve de pinceau

Tu peins au levant
Et combinent en posthume
Des pigments sous le vent
Mes poils sont ta plume

Tu regardes au loin
Avec ton œil d’artiste
La nature est mon témoin
Ton envie est mon risque

Tes mains font l’ouvrage
Pour sublimer les couleurs
Ta toile est ma page
Et tu en fais mon honneur

Je glisse en étoile
Dans tes gestes gracieux
Là ou l’art se dévoile
En arc- en- ciel radieux

Tu es mon âme sœur
Et pourtant je suis moi
Là pour ton bonheur
Je donne mon plumet courtois

Je finis la ma prose
Cette larme est mon bain
Ou ma rémige se repose
Dans ce rêve d’un demain

moiteur d’un désir

Les nuages touchent le sol
La moiteur de la peau
Empêche tout envol
Maudits soient les oripeaux

La peur est là
Sous les éclairs puissants
Cette pluie et au-delà
D’un risque oppressant

L’orage qui sue
Soulage les corps
Qui se livre nue
Sous ce déluge hardcore

Cet Onde de Vie
Qui calme le feu
Des hommes en survie
En réalisant leurs vœux

Le désir dans les yeux
Triste et le sourire
Du timide las envieux
Dans son envie dans rire

Là ou le vent blesse
Vite un dernier printemps
à l’âge de la sagesse
Ou pathétique et ce temps

Ce combat pour toujours
Dans sa fureur de vivre
La mort aura son jour
Ou l’âme devra survivre

L’espoir sans préavis
d’un jour au pinacle
Ce signe en envie
De l’homme oracle

Que l’amour s’abreuve
Des rivières qui errent
Ou coulent les fleuves
Vers l’océan en prière

peur primale (drive)

Le réel du déjà vu
Bercé par les sons reçus
La route encore au temps
Sur le métal fuyant

Les ancêtres en effroi
loin du sombre du détroit
la peur dans les grottes rares
moi Dans ce jour en phare

Le road-movie devant
Avec Le blues en dedans
Suivre le vent au dehors
Dans cette nature en désaccord

Les oiseaux volent bas
Au ciel qui s’abat
En cette bise de peu
Ecrasé par ce feu

Rafraîchissante en ce temps
Crainte de l’homme qui attend
Là sous ce noir inquiétant
Sous l’orage ruisselant

Les enfants jouent insouciants
En jeu d’eau stimulant
Oubliant le tonnerre
Digne de l’enfer

Ces peurs animales
En nous primales
Des âges farouches
Dans ce primtemps qui douche

Le calme reviendra
Sans peur n’y sparadrap
Après les déferlantes
En éclaircie prudente

mots râles

Le sac a du gîte
Sous la brise légère
Moi mes mains s’agite
Sur les bande Cerbère

Le Timer est agréé
La tenue soft et de raison
Là sous le ciel libéré
La nature est en déraison

Les oies sauvages tourne au vent
Et cherche leur Cap
Avec des cris strident
Dans cette saison handicap

Partie pour ce voyage
Avec l’horizon pour sourire
Et les couleurs pour paysage
Avant l’inévitable soupir

Le froid reviendra
C’est dans l’ordre des choses
L’homme profite sans toundra
De ce moment de pause

Demain la fin de nos jours
Moi je frappe la colère
Pieds Poings pour toujours
De la sueur pour ma terre

Non point de morale
Je laisse ça au donneur
Moi je fais des mots râles
Des proses pour les dormeur