complainte

Encore ce jour las
à attendre ce retour
Je pense à toi hélas
Mon trauma en détour

Pourquoi je ne peux
Dérouler encore le fil
Loin de tes yeux
Dans ce temps qui file

L’éloignement et les pleurs
Stupide besoin de l’autre
Qui ne vit  que ailleurs
Dans ce passé en faute

La radio comme personne
A mes oreilles indues
Mais ta voix chantonne
Dans mon âme perdue

Toi dans l’horizon
Comment te rejoindre
L’envie de lâcher le son
Et enfin se disjoindre

Solitaire en ton antre
Le hasard nous a réunis
Cette peur au ventre
Du vide qui désunit

Hypocrisie que cela
Se mentir sans rancœur
Le vrai est au-delà
Dans la réalité du cœur

Que de mots futiles
Pour garder en lumière
Eloigné des asiles
Cette femme-enfant lunaire

Omar

Arrêté par les Marshall
pour un acte ignoble
Sur une amie au châle
Toi loin d’être noble

A jamais marqué
Du seau de l’infamie
Bousculé par les condés
Pour lâcher le vomi

Des aveux au long cours.
Arrachés à la terreur
Sans aucun recours
Torture dans l’erreur

Sept ans de réflexion
Pour survivre à l’enfer
La grâce ta rédemption
La réhabilitation ton affaire

Peu importe le temps
En lettres de sang
Suspicion pour longtemps
Toi qui te dis innocent

Rimbaud

Né avant la commune
Avec la bonne éducation
Rebelle avec prétention
Adepte de la lune

Génie par la génétique
Éduqué par des élites
Dans les traces des poètes
Tu crées des phrases uniques

Épuisant toute ta verve
Avant l’âge d’être adulte
Dans des poèmes cultes
Sans jamais de réserve

Une vie de débauche
en recherche de sens
Dans le sexe en puissance
pour fuir une révolte, sans rose

Mœurs des maux en armes
Jalousie au cœur, triste fieffé
sur toi, le mineur blessé
au feu, par ton cœur d’âme

Le passage éclair
Du poète libertaire
Au siècle des Lumières
Dans une œuvre planétaire

amoureuse

Iroquois pour la route
Des échasses pour l’horizon
L’artiste est ta coupe
Le drive ta raison

Volubile des mots
Psy pour l’envie
Baume pour les maux
Arc-en-ciel de survie

Cigarette en zenitude
Une déraisons  d’asthmatique
Guerrière dans latitude
Assumant tous les risques

Le cœur  en amour
Te comble de vie
Créatrice de tes jours
Tu l’aimes en poésie

Les animaux en câlin
Chats et chiens tout importent
SDF et humains chagrin
Tous ces laissés pour compte

Le poétise le beau
Pour soigner mon âme
le soin au robot
De fourbir les armes

Blériot

Lanterne dans la nuit
Des phares en création
Ruiner dans le minuit
L’avion en gestation

Souple en triangle
Rigide en structure
Essai en tout angle
De toile la voilure

Créateur de génie
Affublé de sobriquets
Avec le talent d’Amzani
La manche sans dérivée

L’homme qui tombe
Incrédulité des journaux.
Réussites en colombe
Au dessus de l’eau

De Calais à Douvres
Le temps est au beau
Une peinture du Louvre
Un poème de Rimbaud

Fini le Rase pâquerette
Des dépêches sans talent
Alice et la qui guette
Ton départ imminent

Blessé brûler en béquille
L’avenir est pour toi
Tu te lances fébrile
Vers l’horizon et le froid

Le soleil brille au Channel
Les stratus pour le moteur
Qui lancine  sa ritournelle
Des ratés pour quelque peurs

Les vagues ton chemin
100 mètres loin d’Icare
25 chevaux pour un destin
37 minutes pour l’histoire

Blériot  la casse
L’aile sans déroger
Le train en passe
L’arrivée et protégée

L’exploit et entériné
Peu importe les détracteurs.
L’aviation est libérée
Louis son ange libérateur

mort subite

Je finis mon tour las
Sur le sol mon regard
Un homme est mort hagard
Gisant dans un suaire là

Un anonyme parmi d’autres,
Aura-t-il des fleurs
Ou une tombe sans pleur
Était-il à l’écoute d’apôtre

D’esprit prêt à entendre
Pour transmettre l’expérience
Au sourd plein de sciences
L’arrogance des âges tendre

La fin efface le savoir
Une âme s’est envolée
Des fois en parler
Dans les dîners le soir

max jacob

Tu déambules lent
Avec ton talent
Comme un banni
Et peu d’amis

En cette terrible époque
Juste a l’étoile équivoque
Toi le poète de naguère
Dans cette France en guerre

Les Cocteau Picasso
Collabo par défaut
Et autres Guitry
Ton laissé meurtri

Aux mains de la Gestapo
Alice te cherche sans repos
Malgré les amitiés courbettes
Dans les camps de la bête

Le mal est à l’œuvre
C’est la fin des épreuves
Toutes ces lettres et mots
Non pût arrêter la faux

Jacob un gay honni
Interdit par les nazis
Que de génie détruit
Entendre encore ce bruit

création de l’aube

L’aube est au lointain
Les idées en gestation
La nuit en création
Avant la perdition

Mon support perd la mémoire
Me répandre dans les grimoires
Vite écrire avant la fuite
Tout gravé dans la terre cuite

Les peurs de l’enfance
Les travers  de l’adolescence
La moindre plume laisse un trou
Moi qui suis née en août

Traumatisme du Père
Impuissance de la mère
Long est utile parcours
Les problèmes sans détour

Cascades qui en découlent
Avec les yeux qui coulent
Laisse un vide à remplir
Une âme à attendrir

Les paradoxes que tout cela
Point  besoin de pugilat
Les aides en renouveau
Bien loin des tribunaux

L’acceptation de cette main
La vie et en chemin
La rencontre des poésies
Des mots en pédagogie

Que n’ai-je pas fait d’étude
Pour l’expression en quiétude
De tout ce temps perdu
Limite dont je suis perclus

Les poèmes mon histoire
Arrogance que je veux croire
Aux Confins  de la gloire
En dehors des oratoires

guillaume

La rencontrer à Eureka
Poème air de déjà vu
Cet écrit non prévu
Aller je recycle le cas

Les sens qui bourdonnent
Bonjour et à l’éducation
Déjà des élans de domination
C’est une funeste Maldonne

Notre fait commun
L’art de la moto
Ce chef sur le paletot
De la pluie et des embruns

Malheur je laisse une chance
Le vélo la savate
C’est ce qui nous flatte
Le futur en malchance

La défense c’est ce qui trahit
Ce sourire en recyclage
Vite tourner la page
Car mon âme ne sait haïr

Je n’ai pas de rancœur
Pour ce faux-ami
Juste mon mal-être admis
Et une erreur du cœur

henry plée

Folle était les années
Avec parents  de bonne factures
Quand tu es arrivé
Les Beaux-Arts en ouverture

Le burin la glaise et l’argile
Déjà empreint de recherche
Vers les groupes de parole
Plus tard dans les dépêches

Ta réussite en sculpture
Un destin à l’opposé
Son échec en peinture
Sans jamais se croiser

Très tôt le maki
Les frontières en gestion
Grâce au terrain acquit
Vert le camp de concentration

Torture et privation
Jusqu’à la Libération
La France en reconstruction
Le monde en désolation

Prise de poids en musculation.
Très tôt le judo en passion
Pas de catégorie en compétition
Proche dés finale en mention

Adepte passé de la savate
Les percussions en manque
Le karaté en bravade
Longtemps chercher ses marques

Les affaires pour l’argent
Les contacts afférents
Surtout pas sans  tourment
Les défis divers notamment

 Et ce fut ton moment
 Venu des experts du Japon
Tout les maîtres défilant
Pour faire un pont

Le temps filant
Les champions de toujours
Loin d’être somnolent
Ont vu le jour

Toi en progression
Vers les invisibles
Corps et esprit en fusion
Là ton envie sensible

Des chroniques splendides
Les séminaires pour allier
Avec l’humour d’un guide
Pour stimuler les éveiller

Tu ne te dis pas maitre
Toi qui te veux libérer
Si les mesure on leur mètre
Toi le sage tu nous à fédéré