chemin

Le temps a agi en toi
De la des écris sont nés
De ta plume en émoi
Pour survivre au années

Toi tu suis ce chemin
Et crois avoir appris
Dans des pages parchemin
La poésie donc tu es épris

De ce destin sans RAS
Tu fais route vers l’avenir
Et cela grâce a Maras
Tu rêves de proses a venir

Pour exprimer tous ces maux
Les expurger de la noirceur
De ton être jumeaux
Qui est ton âme sœur

De ce monde noir égaré
Ou tu comprime a loisir
Dans des écris éthérée
Les mots voulu navire

Le rônin est dans l’envie
Ce samouraï du papier
Sans maitre dans sa vie
D’étendre l’horizon au cahier

Toi tu est hors catégorie
Loin des flots du slam
Du rap qui démolit
Et des poèmes tout flamme

noisette

Comme les acouphènes
 Tu ne veux que régner
Toi miroir aux alouettes
Que d’efforts pour t’éloigner

 Tu rythme à loisir
Sans crier gare
Cela, loin des désirs
Qui nous laisse hagard

 Ta taille de noisette 
Qui se veut bœuf
Toi petite peste 
Tu fais la teuf

La terre tourne
 Le soleil se couche
 La brille la lune
 Toi tu fais mouche

Ce feu des entrailles
 Qui retient les flots
 Ce chemin de paille
 Qui brûle les eaux

 Fini les perles de pluie
     Avec leur plaisirs libertin    
 Restent les mictions de nuit
qui perdure au matin

oraison

Le zodiaque a agi
Avec cette fin attendue
Moi je drive la rue
Dans mon car logis

Etre un neveu au lointain
Etrangement sans pleurs
Dans l’appel d’une sœur
Les yeux perlant au teint

La guerre d’Algérie
Jeunesse dans l’OAS
Mais jamais de SOS
Le passé en tragédie

Puis une vie de fer
Menée avec entrain
Debout dans ce train
Paris – Bordeaux belle affaire

La retraite au plus tôt
Un home à la campagne
Pour profiter de l’épargne
Et des paysages photos

Mais la faucheuse est active
La perte d’une âme
Tu n’as jamais baissé les armes
Ta famille était t’on eau vive

Rejoindra-tu dans le bleu
Ton frère et ton fils
Là au box-office
Belle croyance des cieux

La mémoire des vivants
Et symbole d’éternité
Peu importe les piétés
Dans le souffle du temps

l’ombre du mal

L’ombre du mal en surplomb
L’envie de déchirer les oripeaux
Mettre à nu le chaos
Et sombrer dans les bas-fonds

Des proses pour rester en surface
La musique là sur la route 
Une mélodie du blues en écoute
Ne surtout pas entendre double face

Ouvrir son cœur en Jekyll
 Pour enfermer le démon Hyde
Trouver en soi une aide
Avant que Damoclès nous kill

Je poétise cette âme sombre
Histoire de l’homme perdu
 En recherche de vertu
Pour sortir de la pénombre

recouvrer la confiance

Aux faibles qui nous ont trahis
Ceux que l’on mettait au sommet
Leur souvenir nous envahit 
Autant sortir le calumet

Nous qui ne sommes qu’ amour
On ne peut que pardonner 
Combien de tours et de détours
Pour enfin faire cette randonnée

Joindre enfin les liens
Pour sortir de la survie
 Toutes ces querelles de rien
 Ignorer tous cet ego en avis

Idéaliste qui rêve d’accalmie
Qui pense à l’autre les nuit
De ce besoin d’être admis
Dans les cercles de minuit

Tous les solitaires authentiques
A L’âges qui  assouplis
Vivent de poésies romantiques
Pathétiques guerriers assoupis

Le temps est à s’égayer
L’âme doit voir au lointain
Les armes cessaient d’aboyer
Pour refaire confiance a l’humain

 

rêverie

L’arbre majestueux magnifique
Qui bordent ce lac féérique
Les jeux des enfants
Sous ce soleil aveuglant

La piste pour les Kidd
Ou glisse les têtes vides
Autour du bleu de l’eau
Sur le sable avec leurs seaux

Le bancs des taciturnes
Où se posent les habitudes
Des âges de lassitude
Et celle des solitudes

Ce destin de sauvegarde
Qui envieux regarde
Triste de leur vie morne
Les amoureux plein d’hormone

Eux proche du tombeau
Occupé à être beau
Avec ce plein d’envie
Cette élan de survie

Jeune dans le cœur
Et avec ce joker
Un dernier tour de bonheur
Et cela sans déshonneur

libérations

Je glisse du fauteuil
à la table d’examen
Vers l’écho recueil
Avec ce mal de chien

L’animal a les dents
Sa morsure est tenace
La sylphide sans incident
La sonde est en place

Aimable O soins
A son mur des déesses
Elle loin des besoins
Des hommes en liesses

De cet organe
Fantasme de désir
Qui brûle au propane
La beauté sans plaisir

Ouf se laisser aller
Aux mains qui se posent
A ce canal dévoilé
Où les mots se reposent

La nature cette rose
Sans le concours Lépine
Il me reste la prose
Pour sublimer la rétine

sortie vélo

Cinq degrés sur le bitume
Dans cette fuite au vent
Rouler vers le nocturne
Pour  repousser le temps

L’Aquitaine à son pont
Pour chauffer les fibres
Le départ à bon ton
La descente en roue libre

Les paysages sont moroses
à nos esprits guerriers
Tristes sont les proses
Sans le ciel égayé

  Les vagues de route
Par monts et par vaux
Les montures en déroute
L’homme sans les chevaux

La Garonne dans ses tumultes
Nous espèrent sur sa barge
Que d’effort dans le crépuscule
Dans l’espoir d’un abordage

Il faut avoir ce bac
Le poète s’en est passé
Belle mise à sac
Résister pour se dépasser

Revenir vers la rive
Ou les forêts nous respirent
Accepter la brûlure vive
Avant que l’on expire

Fab

Tu aurais pu être une légende
Un talent comme une droite
Tes KO aux poings font l’amende
Et tes pieds sont la savate

Ton humour de film d’horreur
Est une attitude de cocasserie
Tes propos sont blagueurs
Comme un calice à ton esprit

Ton écoute a vécu l’isolement
Avec un cœur de résilient

Loin d’être un prof lambda
Tu ne faisais pas du franglais
L’apprentissage comme mandat
Dans l’essence de l’anglais

Tu rêvais de mathématiques
Idée proche des philosophes
Ton appétit pour l’informatique
Et ce Sans théosophe

La lecture jusqu’à l’overdose
Mais l’envie et au conjoint
Tu rêves de câlins, sans pose
Sous-couverture, tendre besoin

Ton fils c’est ta mission
dans Cette profondeur de géant
toi le père sans démission
beau comme un paysage de Brandt

Ta lumière éclaire le soir
Pour ne pas être échec
Voir la vie comme un Renoir
Pour ne jamais être mat

guerrière

De cette vision revenue
Toi belle comme Ishtar
Guerrière au pieds nus
Aduler comme une star

Désir passé du frileux
Guerrier au temps révolu
Au corps sans envieux
Pourtant avoir la berlue

La jeunesse qui fuit
Quant les souvenirs filent
Ne pas rester enfoui
Dans l’âme qui vacille

L’illusion du futur
Pour le plus furtif
Tout est conjoncture
Dans l’acte inactif

C’est écrit de l’esprit
Qui poétise les maux
Non croyant qui prie
Et ne peut dire mot

La beauté qui brûle
Pathétique et ce feu
Un rêve érectile
Dans ce poétique aveu