maux en épure

La verrière est charmante
La salle est apaisante
Avec les enfants qui chantent
Et les adultes qui s’impatientent

La tombe la pluie bruyante
Moi je pose ma veste
Et sort ma plume et tente
Un poème en dilettante

Ces pensé ou je me teste
Et qui me prennent la tête
Avec des phrases qui me déteste
J’écris des mots ou je peste

Dans une poésie qui harangue
Pour sortir de sa gangue
Avant que chaos soit son arme
L’enfant en gestation à une âme

L’énergie du désir en potentiel
L’âge primal perd l’essentiel
L’illusion comme trait caractériel
L’adulte oisif vibre au matériel

Se détacher de l’inutile
Pour le feu de l’utile
Et aller vers la guérison
Pour s’ouvrir aux horizons

Notre maison fait décor
Apollon est un confort
Trouver sa vérité en attributs
L’esprit avec le corps comme but

Tous t’on être en équanimité 
Ying et Yang équilibré
Cela sans ambiguïté
Pour un jour d’éternité

Suivre les règles
Sans en être faible
En sa profonde nature
Pour en trouver l’épure

don de (l’âme)

Ni fleur ni couronne
Tu es parti sans agitation 
Sans les mots aphones
Tu abor les compromissions

Etre sous terre funeste trône
Des planches en concession
 Ton âme et ton drone
Ton corps est en protection

C’est ce que la science prône
Toi tu es déjà en connexion
 Ce choix de départ hors zone
 Loin des églises en perdition

Pour éviter les rires jaunes
Et les pleurs en procession
 Ce respect des vivants en peine
Pour laisser ton affection

La route vers la médecine 
Nue sans aucune préoccupation
Ni religion malsaine
Et leur funeste incubation

recouvrer la confiance

Aux faibles qui nous ont trahis
Ceux que l’on mettait au sommet
Leur souvenir nous envahit 
Autant sortir le calumet

Nous qui ne sommes qu’ amour
On ne peut que pardonner 
Combien de tours et de détours
Pour enfin faire cette randonnée

Joindre enfin les liens
Pour sortir de la survie
 Toutes ces querelles de rien
 Ignorer tous cet ego en avis

Idéaliste qui rêve d’accalmie
Qui pense à l’autre les nuit
De ce besoin d’être admis
Dans les cercles de minuit

Tous les solitaires authentiques
A L’âges qui  assouplis
Vivent de poésies romantiques
Pathétiques guerriers assoupis

Le temps est à s’égayer
L’âme doit voir au lointain
Les armes cessaient d’aboyer
Pour refaire confiance a l’humain

 

cauchemars

Loin d’être le premier
A sortir de rêves hébété  
Ces peut-être le dernier
   De tes cauchemars éthéré   

Ces relents du passé
Qui te prend homo
Peine ou tu dis assez
Tu t’en fais la promo

L’outrage a créé les maux
Qui sont là sournois
Cette survie en mots
De ce trauma en toi

Dans ce triste souvenir
Qui part
C’est la ton avenir
 Ce beau départ

Tes poèmes t’ont sortie
De ce long tunnel
De fantasmes ortie
 En des proses éternelles

réveil

La spiritualité est patience
et acte de modestie
Sans le besoin de croyance
ou le faible se définit

Le Big Bang est symphonie
Dans l’expansion des créations
L’ordre du cosmos et hégémonie
Dans sa nature en action

L’énergie physique de l’homme
Explose au monde extérieur
Sa puissance réelle intime
Vibre et vit à l’intérieur

L’univers dans l’œil de Webb
et mouvement vers l’infini
La prise de conscience des plèbes
doit se faire en harmonie

  Intuition et connaissance
Pour supporter les punchs
Utiliser l’esprit en sens
Avant le Big Crunch

peur de soi

Un zeste de peur
Qui pique l’âme
Dans une vie d’erreur
A la frontière des larmes

Trouver la voie sereine
Cette voix de poche
Sourde de peine
Pleine de reproche

Pourtant c’est là
Vite il faut vivre
Avant d’être las
Du goût de cuivre

L’être perclus d’excuse
Qui dit ne peut
Doit remplir l’écluse
De mots sirupeux

Toucher des yeux
Les valeur la haut
Dans le désir radieux
De cette sérénité du beau

Survivre au sables mouvant
Trouver en soi une arme
La contre les tourments
Et oublier les drames 

cabiné psy

J’étreins mon carnet
avec du classique
Des idées incarnées
FIP en musique

L’ami est en paroles
Moi j’écoute le plaisir blues
Du piano en parabole
 Musique digne de Toulouse

L’attente est au Phone
Moi assis le nez dedans
Je regarde aphone
Les patients implorants 

J’écoute les sons
J’oublie les réseaux
Et patiente a raison
Des mots en ciseaux

En ce lieu d’espoir
Des malades sans armes
Au sourire répertoire
Et visage de lame

Les tempos rythment
Les temps du pied
Le futur est énigme
L’ âme comme trépied

impasse

Rage dans le sac
Faire du sur place
Mensonge et cul-de-sac
Chemin vers l’impasse

Le corps pour toujours
Se briser les poings
A la tombée du jour
Et jamais faire le point

L’esprit dans le vrai
Cheminée vers le Faux
Se mentir avec l’ivraie
Le bon grain échafaud

Voir la direction
Mais sans détourner
L’âme en désolation
Les yeux cernés

Les traumas vers l’échec
Sans jamais être mat
Une vie qui végète
Enfermée dans une boîte

Trouver le chemin
Le courage de l’audace
L’espoir pour demain
Pour faire volte-face

surdité

Que n’ai-je eu de maître
En toute confiance pour naître
L’homme endormi est faible
Avec l’illusion de l’humble

Que d’exercices donnés
Message sans monnaie
Ecouter cela sans entendre
Et ne rien comprendre

Tous ces mots assourdissants
des guides libres compatissants
Ma surdité pour longtemps
S’estompe avec le temps

Que de sagesse perdue
à vivre en reclus
Avec les maux fragiles
Toutes ces excuses futiles

Regard tourné vers le passé
Que d’énergie pour dépasser
Cette enfance traumatique volée
Devenir libre pour décoller

Fini l’âge de l’espoir
Reste ce poème d’un soir
Le chemin vers l’infini
S’évapore la vie finie

évolution

Loin sont  les origines
bien avant les androgynes
pourrait-on dire homme
ou alors peut-être femme

cette genèse est la vie
juste des instants de survie
Mangé dormir reproduire
avec l’envie de séduire

mammifère en évolution
vers les émotions
sans conscience du vivant
vivre le chemin devant

dans les règles de la nature.
longtemps cet état perdure
puis vain ce demain
de se savoir humain

avec ses élans de bonheur
et ces guerres de terreur
le temps des Trèves
des hommes qui rêvent

d’être plus qu’un animal.
Avec cette colère primale
se connecter à son âme
et déposer les armes