le réveil a sonnet

toi beauté qui roule tes mèches
geste d’invitation ou de stress
que de désir, de tristesse
pour cette peau, au goût de pêche

cauchemar dans ce matin en émoi
triste nuit, pour un fantasme de deal
Non! Faire durer ce rêve, d’une idylle
où ton corps se lover en moi

le coq a sonné dans la joie
funeste réveil là, dans le noir
mais vers elle, je ne peux surseoir

sur la route qui tourmente, je Larmoie
là en Pluit, bien loin d’un bonjour
où je rejoins mon envie, là au jour

triste nourriture

chercher son semblable
là est tout mon désintérêt
trouver son dissemblable
là, est tout mon intérêt

les difficultés boostent mon esprit
dans des rencontres, ses vaisseaux
des leçons, au respect, à tous prix
là est ma vie, mon terreau

toi, mon guide, tu avais la voie du té
mon frère, tu étais brut de courage
toi, ami, tu as vécu ton savoir à l’université
vous tous m’avez nourri, sans ombrages

le don de soi est être riche
moi j’ai pris en égoïste
et fais l’aumône de mes friches
en vérité, je rêve de favorites

Le temps d’un rêve

Une décennie à rêver
Depuis ce jour de bonheur
Ou nos yeux on œuvrer
Pour une rencontre de cœur

Toi qui déserte le temps
Et les visages du monde
Notre lien a vécu longtemps
Dans une douce onde

Cette époque qui nous fuit
Ou je te vois, dans l’horizon
Là ou ta main s’enfuit
En ce moment triste, tison

Toi qui m’a ancrés
Pour toujours, à ta belle âme
Je ne sais que créer
Pour poser les armes

moiteur d’un désir

Les nuages touchent le sol
La moiteur de la peau
Empêche tout envol
Maudits soient les oripeaux

La peur est là
Sous les éclairs puissants
Cette pluie et au-delà
D’un risque oppressant

L’orage qui sue
Soulage les corps
Qui se livre nue
Sous ce déluge hardcore

Cet Onde de Vie
Qui calme le feu
Des hommes en survie
En réalisant leurs vœux

Le désir dans les yeux
Triste et le sourire
Du timide las envieux
Dans son envie dans rire

Là ou le vent blesse
Vite un dernier printemps
à l’âge de la sagesse
Ou pathétique et ce temps

Ce combat pour toujours
Dans sa fureur de vivre
La mort aura son jour
Ou l’âme devra survivre

L’espoir sans préavis
d’un jour au pinacle
Ce signe en envie
De l’homme oracle

Que l’amour s’abreuve
Des rivières qui errent
Ou coulent les fleuves
Vers l’océan en prière

Adélaïde

Avec ta grandeur d’âme
Tu accueilles sans coup férir 
Je te connais mal belle dame 
Mais j’aime ton sourire

Tu ris encore de choses dures
Car tu as fait la paix en toi
 Ton visage et ma lecture
Ce qui me met en joie

Ton activité est exigeante
Et tu la respire debout
De te voir toutes séduisantes
C’est comme monter le Ventoux

Tu aides les laissés pour compte
Et cela sans déplaisirs
Tu n’es pas sport mais tu domptes
La route avec plaisir

Le cheval est au galop
Toi tu le fais à vélo
Forcer sur les jambes au trot
 Ce n’est pas du water-polo

Tu muscles les cuisses
Et prépare le Tour de France
 Toi la belle séductrice
De l’humour sans souffrance

Les mers bleues des fonds marins
Là pour des vacances au lointain
Toi tu y plonges avec entrain
Moi je rêve au matin

De ce voyage en avion
Avec toi comme prologue
Le ciel est limpide de passion
Je vis mon fantasme,  quel épilogue

fantasme et soins

Toi tu rampes la vie
Pourquoi relever la tête
Tu te sabordes à l’envie
Et tu noircis en entête

Las tu postes des fables
Pour les esprits fluides
Dans des poésies affables
En ferrant ta bride

La rage des coups
Ceux qui brisent l’âme
Encore avoir le goût
De ce désir en drame

Là dans ce bureau
De cette beauté en attente
Qui brûle ton sureau
Dans ton envie de rente

Ne pas faire en risque
Là ou glisse ta pente
Tu as dépassé ce disque
D’une attirance ardente

Tu livres ton émoi
Dans des proses dites fines
Être un Robin des bois
En rêve de féline

Les soins sont des rancards
Dans ton esprit troublé
C’est des idées stock-car
En ton âme accablée

 Tu fantasmes et laisses la main
à cette belle qui soigne
Le rendez-vous est pour demain  
Vite  faire que tu la rejoignes

priapisme VS assaut

Priapisme du matin
Engorgement des sens
En bois de rotin
Sentiment de puissance

Futile du sexagénaire
Seul sous le drap
Loin des balnéaires
La main sparadrap

En essai de désir
Profitez du moment
Pour ne pas vieillir
Sans être défaillant

Là au seuil du jour
Une présence d’amour
Belle surprise de toujours
Qui porte le nu du séjour

L’embrasement d’une étoile
L’ouverture dans l’espace
Toi dans sa toile
Tu laisses la place

Au voyageur zélé
Avec son vaisseau
Au charme révélé
Pour les assauts

Ce voyage au confins
Le temps d’un rêve
Le plaisir enfin
Une histoire brève

Carolina

Au loin le lac ondule
Moi assis sur ce banc
J’observe les enfants
Qui jouent sans calculs

Sous ce ciel d’août
Je pense à  toi
Dans ce poème courtois
 Avec ma peur qui déroute

Comment dire sans démission
 Avec des mots neutres 
Pathétique est le pleutre 
Devant cette rude mission

Pour la jolie Carolina
Loin des forets de Colombie
Et ses magnifiques colibris
 Le dessert de Guajira souffle l’ocarina

La jungle du jaguar perdu
Ou tombe les arbres de vie
Abattu par des Humains en folie
L’Amazonie luxuriante en reste perclus

 Sous les beaux oripeaux
Une sobre couleur ambre
Les longs cheveux sombre
 Cache les fruits la peau

Les yeux profonds de paix
 Illumine ce visage rieur
Qui trouble l’homme bégayeur
Devant cette guerrière de jais

Petite par la taille
Grande par la présence
Des pendants en prestance
Qui réveille mes failles

Mon assise et pérenne
Le regard à l’horizon
 Malgré cette vie à foison
Je me languis des reines

Je poétise en passion
Pour un plaisir fugace
Avec un cœur pugnace
Les maux sans illusion

Lune love Sun

Loin des paroles en braille
 Sa dialectique et Yang
De sa demande bang
Mon cerveau fait mitraille

Je prose l’astre qui brûle
Les hommes sans oripeaux
 Au nuage de leur peau
Sans peur de la férule

De ses rayons de vie
Où la nature fait sens
Que les humains encens
 Dans ce besoin alouvie

Son opposé de nuit
Au reflet de rouge
La regarde en ce jour
Dans l’horizon qui bleuit

Venu du fond de l’espace
Le météore délétère
La arraché à la terre
Pour une survie de glace

De cet impossible amour
 Les vagues et leurs sédiments
 On ensemençait l’océan
Pour de long séjours

Elle embrassera son Dieu
 Quand l’expansion du temps
 Sera son dernier printemps
 Dans  un ultime adieu

matin (coquin)

Dans son rêve diurne
Il fait fi de la règle
Son corps nocturne
Le rang espiègle

La lueur du jour
Réveille son fantasme de gré
La nudité comme toujours
Offre un spectacle sans regret

La douceur de l’épiderme
Une faiblesse de confort
Le désir qui germe
Et beaucoup plus fort

Sa nature et la docile
Comme une compagne
Il en explore fébrile
Sa carte et ses montagnes

La main s’attarde à foison
Sur l’oppresseur affriolant
Qui dressent sa toison
Virile dans un flottement

Le cœur s’emballe
De vie précocement
Les muscles cannibale
Se tendent hardiment

Les yeux mi-clos râle
Et ce jusqu’à l’explosion
Jailli le feu de lave
En pluie des hauts fonds

Recouvert d’effluve forcé
Et en être en entropie
Vite retrouvée Morphée
Pour prolonger l’utopie