drive de maux

une tristesse qui glisse au fauteuil
moi, mon courroux et ta peine
là où ta marche et en deuil
ou moi je me prend pour Verlaine

j’écris là où le ciel pleure
dans le bleu de tes yeux
bien loin des jardins en fleurs
et des pigments camaïeux

là encore, je suis ton driver
qui te blesse de mots golem
Comment ne plus être endêvé
là où tes maux restent blêmes

le silence est lourd, incandescent
là, en ce jour sombre
vite, retrouver le cœur arborescent
pour éclairer la pénombre

jour de vent

la statue me toise hélas
en ce jour gris
moi je me cache là
face au chevaux, vers de gris

tous couverts sous l’embrun noir
dans les visites, à pied, à vélo
là, sur le sol triste, abreuvoir
l’humeur joyeuse en tremolo

vite, rêver d’un abri heureux
partout, là ou ailleurs, quel pied
pour s’essuyer, et sécher ses yeux
car le ciel prend le soleil à contrepied

ce quatrain au chaud séant
dans ce car, rouge, rebelle
je regarde en souriant
le vent qui soulève les belles

peur primale (drive)

Le réel du déjà vu
Bercé par les sons reçus
La route encore au temps
Sur le métal fuyant

Les ancêtres en effroi
loin du sombre du détroit
la peur dans les grottes rares
moi Dans ce jour en phare

Le road-movie devant
Avec Le blues en dedans
Suivre le vent au dehors
Dans cette nature en désaccord

Les oiseaux volent bas
Au ciel qui s’abat
En cette bise de peu
Ecrasé par ce feu

Rafraîchissante en ce temps
Crainte de l’homme qui attend
Là sous ce noir inquiétant
Sous l’orage ruisselant

Les enfants jouent insouciants
En jeu d’eau stimulant
Oubliant le tonnerre
Digne de l’enfer

Ces peurs animales
En nous primales
Des âges farouches
Dans ce primtemps qui douche

Le calme reviendra
Sans peur n’y sparadrap
Après les déferlantes
En éclaircie prudente

questions

La statue pointe au ciel
Le soleil éclaire la vie
Cela sans arc-en-ciel
Le marché est en avis

Tous dans cette file
Moi du car je regarde
Dans mon temps qui défile
Cette attente qui me garde

Enfin le départ du Midi
Au soleil derrière la vitre
L’action qui me maudit
Dans la survie d’un pitre

Ce drive du plaisir
Loin des réelles envies 
Autant les yeux en rire
La monnaie en préavis

Nous venu du Big bang
Ignorant le pourquoi
Avec une l’idée de bang
Dans un instinct narquois

aveugle

De cette envie discutable
Faire partie de la fête
Le moi haïssable se prête
A une relation détestable

L’Homme égotiste brule
Dans son désir qui prime
Sans voir celui que l’on brime
Perdu dans sa bulle

Les croyances en légion 
Son des repères  féériques
Pour les humains lunatiques
Qui vivent la religion

Les maux de vérité
Qui éloigne les âmes
Ces faussetés en armes
Son dit avec âpreté

Dire les mots de bois
Sans essayer de comprendre
Avec ce gout de cendres
Ces les diluer en soi

Les excuses rythment les saisons
Le drive est en solitude
l’esprit reste en hébétude
Comment s’ouvrir sans déraisons

Carolina

Au loin le lac ondule
Moi assis sur ce banc
J’observe les enfants
Qui jouent sans calculs

Sous ce ciel d’août
Je pense à  toi
Dans ce poème courtois
 Avec ma peur qui déroute

Comment dire sans démission
 Avec des mots neutres 
Pathétique est le pleutre 
Devant cette rude mission

Pour la jolie Carolina
Loin des forets de Colombie
Et ses magnifiques colibris
 Le dessert de Guajira souffle l’ocarina

La jungle du jaguar perdu
Ou tombe les arbres de vie
Abattu par des Humains en folie
L’Amazonie luxuriante en reste perclus

 Sous les beaux oripeaux
Une sobre couleur ambre
Les longs cheveux sombre
 Cache les fruits la peau

Les yeux profonds de paix
 Illumine ce visage rieur
Qui trouble l’homme bégayeur
Devant cette guerrière de jais

Petite par la taille
Grande par la présence
Des pendants en prestance
Qui réveille mes failles

Mon assise et pérenne
Le regard à l’horizon
 Malgré cette vie à foison
Je me languis des reines

Je poétise en passion
Pour un plaisir fugace
Avec un cœur pugnace
Les maux sans illusion

anniversaire (Alex) 2024

Happy birthday to you
Heureux anniversaire Alexis
en ce jour du 7 août
Garde toi de la chiropraxie

L’équipe de City Tour
Et toutes derrière toi
Pour crier sans détour
Que tu sens le putois

Toi qui aime l’humour
Mais ne peux plus te sentir
à la fin de tes tours
Dans ton étuve vampire

Peut-être pas de gâteau
Ni de cerise dessus
Quelques sourires en cadeau
Qui soigne en shiatsu

Que tes prochaines mictions
 Se fasse sans douleur
et les futures missions
On op on off en couleurs

frustré

D’aucun encens le soleil
Qui facilite la chasse
Comme nul autre pareil
Moi je marine sur place

Dans l’attente du départ
La vue sur la base
Heureux sous l’arbre épars
Et son ombre extase

Le plaisir des yeux
Sur ce bassin à flot
Au loin le pont joyeux
Qui voit tout de haut

Je tente des mots
Sans grande idée
Encore la rime en O
 Fébrile je jette les dés

Je prends à mes poésies
 Celle qui sont vivantes
Pour ce poème  accrasie
 Loin des créations brillantes

Mon cœur qui bas
Signe de la vie
Encore ce débat
Ce combat pour l’envie

Créer encore  envieux
à l’âge du repos
Ce désir de l’harmonieux
Du rêve  d’avant-propos

Burdigala tours

   
 Mon étage et panoramique
Sur la ville féerique
Les assises sont actives
Le car et en drive

Parti pour un tour
Burdigala et contour
Les Girondins en statue
Les quinconces à l’affut

La Garonne et ses sédiments
Brassés par le courant
Les seins de la place
Sur la fontaine des grâces

L’eau en miroir
En été pour voir
Le quartier st pierre
Vestige de la porte Navigére

Le Beuze la Devèze et le Caudéran
Disparut sous les ornements
Allons vers La porte Cailhau
Et ses joyaux

Vantail de Bourgogne
Sobriété sans couronne
Le cours Victor Hugo
La grosse cloche en tableau

Le lycée Montaigne
Vers la rue des enseignes
En passant la Maison Dorée
Regarde Sainte-Catherine colorée

Direction Saint-André
Qui soignent ancré
Et qui se donne 
Sous ses colonnes   

La République et judiciaire
Les dômes du tribunal lapidaire
Le musée et géant
C’est le palais Royan

 L’inventeur du vélo spolié
  A la galerie en laurier
Gambetta qui guillotine
Les mascarons qui cabotinent

Regardons vers Tourny
La sculpture  ennoblie
Par le cours Clemenceau
 De l’intendant et son seau 

Le cours rebaptisé Verdun en hommage
Regarde le jardin public sans ombrage
Les Chartrons vont bon train
Vers le musée  contemporain

Voilà l’atelier l’aîné
 Rentrons sans se gêner
Maintenant le Consult tutélaire
Observe des belvédères

Les maisons hollandaises
Ne vous en déplaise
Les quais a l’horizon
Ou les hangars son légion

Le shopping à foison
Cap Sciences la toison
Une sculpture au lointain
Pont moderne et olympien

Bordeaux et son vin
La Terre à son raisin
Le viaduc à grands pas
Sur l’autre rive s’abat 

Très haut dans le ciel
La passent les caravelles
Vers le Grand Moulin
Vision en déclin

Le cuivre du tram
Local des rames
Suivre le naturel de Darwin
Est une bonne alternative

La Courtille botanique
 Et  un acte prosaïque 
Direction la façade gravée
De la gare outragée

Bleu et le lion
La protection sa mission
En face la déesse
Qui pointes en flèche

Pour Napoléon sa guerre
L’ouvrage de pierre
Voie pour le tram
Et les bus un arame

Le retour est prévu
Sentiment de déjà-vu
Si ce n’est pas malheureux
Le fleuve en est heureux

L’esprit des Lois
C’est de bon aloi
Le Big théâtre et son acoustique
Protégé de ses muses dramaturgiques

Reste l’office à conquérir
Le chauffeur et sourire
Déjà la foule attend
 Cet un guet-apens

                 

Gladys

Une saison à distance
Belle surprise qui désarme
Pour moi une chance
Tu poses les armes

Comme les sylphides
Qui œuvre en smiley
Tu accueilles et aides
En danse de ballet

De nos mots fades
Dictée par nos rôles
Qui éloigne le jade
D’un possible Pôle

Ma prose reste sobre
Pour l’envie de rose
Sans l’épine de l’opprobre
Qui court sans pause

Le stupide du cœur
Qui aime les sourires
Mais qui ne fleurs
Pas la vie sans rougir

Tu règnes dans l’espace
En ton prénom fleuri
L’âme figée sur place
De l’homme qui bleuit

Le poète et vivant
En quête de soleil
Se risque au vent
En rêve sensoriel