timide

Avoir l’âge d’être adroit
Pourtant être maladroit
Ne pas avoir les mots
Pour décrire le beau

Passer devant toi
Derrière ton endroit
Dépeindre un tableau
Dans un bel hameau

Mon physique incertain
Ton bel éclat certain
Fantasme d’un avenir
D’une nuit à venir

Passer est mon temps
Toi au printemps
Moi en hivers
Un Rêve en vers

Le poète et vieux
Et Son cœur envieux
Triste maux qui désarme
Et succombe au charme

création de l’aube

L’aube est au lointain
Les idées en gestation
La nuit en création
Avant la perdition

Mon support perd la mémoire
Me répandre dans les grimoires
Vite écrire avant la fuite
Tout gravé dans la terre cuite

Les peurs de l’enfance
Les travers  de l’adolescence
La moindre plume laisse un trou
Moi qui suis née en août

Traumatisme du Père
Impuissance de la mère
Long est utile parcours
Les problèmes sans détour

Cascades qui en découlent
Avec les yeux qui coulent
Laisse un vide à remplir
Une âme à attendrir

Les paradoxes que tout cela
Point  besoin de pugilat
Les aides en renouveau
Bien loin des tribunaux

L’acceptation de cette main
La vie et en chemin
La rencontre des poésies
Des mots en pédagogie

Que n’ai-je pas fait d’étude
Pour l’expression en quiétude
De tout ce temps perdu
Limite dont je suis perclus

Les poèmes mon histoire
Arrogance que je veux croire
Aux Confins  de la gloire
En dehors des oratoires

rêveries d’amour

Cet élan de tendresse
Qui fait fi des religions
Et de leur possession
En ce besoin qui nous presse

C’est corps charnel de désir
Dans les bras incertains
Loin des règles de certains
Dans le feu des plaisirs

En chauffe sortir les oripeaux
Peu importe l’endroit
Du lieu qui foudroie
Et se coller contre les peaux

Avoir la tète a l’envers
Les seins dressés
Les sexes pressés
Vivre ces mots en vers

Les toucher coquins
Les draps qui se cachent
Il ne faut pas que ça gâche
Les besoins de câlins

En dessous des yeux
Des partenaires addicts
Les mains qui dictent
L’imagination des jeux

Ces moments qui glissent
Les regards furtifs
Sous les corps actifs
Décuple le Narcisse

Ces instants de laves
Ces lames de fonds
jaillissant des tréfonds
En abandons suaves

Apaisement des âmes
Les bouches qui explorent
Les visages et la flore
Et tombe les arme

Oublier la lueur du jour
Poème qui se déclame
L’amour que je clame
S’enlacer pour toujours

desir de l’age

Je poétise sur quoi
Narcisse est mon endroit
Je parle du moi
C’est ce qui me foudroie

La peau flétrie par l’âge
Les corps désirables
Qui sont mon suffrage
Sont loin balnéables

Éros va à la salle
L’espoir est dans le sport
Avant la succursale
Du nuage de Flore

Le regard vers les formes
Des belles dames en quête
De ces déesses filiformes
Dans ce rêve en requête

L’amour est bien né
à l’âge dit légal
Le désir spontané
Du chant des cigales

Les yeux vers le charme
D’une égérie de mon ère
La faiblesse qui désarme
La peur de la guerre

La féminité en intime
Veut vivre la tendresse
Ne pas être victime
De la mante doctoresse

Le temps coule
Et le rêve se perd
Etre encore cool
Dans ce point de repère

Comme l’animal inconscient.
S’éteindre n’est pas en L’ego
Protecteur du subconscient
Se mentir et entendre l’écho

besoin

Un mal rempli de tristesse
Avoir le cœur au bord de l’âme
Une quête abyssale de tendresse
Colère pour éloigner les larmes

Plonger dans le gouffre
Le sang sur les murs
Lécher par le soufre
Se construire une l’armure

Les poings en effroi
S’enfuir dans l’animal
Ce carcan qui broies
Le corps primal

Les besoins potions
Les jeux placebo
Sont des lotions
Qui frappe le brasero

Filiforme de vie
Loin du viril
Donc je fais fi
Sans être rigide

La chaleur d’une prose
L’argent miroir
L’acquis Des roses
Avant la croix

Ecarteler l’envie pour longtemps
Cette chute dans le vide
Cette dichotomie tout le temps
Un SOS a une sylphide

sos

Cette rage dans le mutisme
Cette envie de détruire
Étouffé par les traumatismes
De ce mal-être se reconstruire

Et tout ses parleurs stupides
Vendant du faux et du rêve
Avec leurs discours insipide
procréant les mêmes en relève

Détruisant les peuples
Ranger dans les immeubles
Lover dans leur piscine
prédateur plein de toxines

Distillant la guerre
Partout en ce monde
Pour les hommes qui hères
Pour leur intérêt immonde

Depuis longtemps
Cette peur du vide
Dans les âmes tout le temps
Cette terreur qui rend  avide

Où est cette tendresse
présente en l’animal
Un appel de détresse
Avant d’être tous abismal

beau

Se voir tanker en ce remède
En Athlète au corps de rebelle
Fantasme du solaire
à la peau Claire

Mais le visage et banal
C’est dans les annales
Sans la couleur ébène
Le soleil est à la peine

Les muscles on cette  faim
Dans ce fantasme en refrain
Rêver las dans le noir
à la lueur du soir

La beauté des visages
Des femmes en images
Triste laideur des mâles
Au trait animal

Ce reflet en ton miroir
Rêve hélas sans espoir
L’esprit comme voie
Pour poétisée une voix

souci des mots

Mon souci les mots
Que je rêve beaux
Et surtout pas banals
De ce riche canal

Où ma vague
D’idées vogue
Bien faire attention
Que mes créations

Soient poétiques
Pas apathiques
Fantasme de talent
Pour autrui souvent

Creuser encore
Dans d’obscures Açores
De ce profond sous-sol
Riche de rimes et paroles

Faire rimer les phrases
Dans les vapeurs de gaz
Remuer les sédiments
Jusqu’au commencement

Et chercher le vrai
Le bon de l’ivraie
Dans l’obscurité présente
Vivre mes écrits en attente