le réveil a sonnet

toi beauté qui roule tes mèches
geste d’invitation ou de stress
que de désir, de tristesse
pour cette peau, au goût de pêche

cauchemar dans ce matin en émoi
triste nuit, pour un fantasme de deal
Non! Faire durer ce rêve, d’une idylle
où ton corps se lover en moi

le coq a sonné dans la joie
funeste réveil là, dans le noir
mais vers elle, je ne peux surseoir

sur la route qui tourmente, je Larmoie
là en Pluit, bien loin d’un bonjour
où je rejoins mon envie, là au jour

plaisir de morts

Le sommeil me fuit là dans cette nuit
La sueur de ma peau et moite couverture
Dans cet air chaud je sorts la plume de minuit
Pour écrire ces mots en conjecture

La fécondation en training et un désir
L’amour vrai ou faux est un moteur
Dans cette recherche de plaisir
L’instinct de la nature a cette saveur

L’homme n’est jamais dans la question
Du pourquoi de cet élan
Moi je fais cette digression
Pour sortir de l’acte aliénant

De ces cris roques du coït
Personne ne veut avoir
Dans leurs actes hypocrites
Une réelle envie de bavoir

Le libre arbitre est une illusion
Reste à savoir ce qu’il adviendra
De l’humain sans l’orgasme de la procréation
Probablement que l’humanité s’éteindra

L’âme qui se veut tristement emphatique
Elle qui honore la vie sans insouciance
Dans son animalité chaotique
Condamne à mort toutes naissances

matin tourment

Ce tourment au matin
Ou tout est noir
La te réveiller chagrin
Pour vivre en ce miroir

Tu rêves d’un rendez-vous
Pour illustrer ton cahier
Avec des poèmes fous
Toi qui es accablé

Des semaines sans fruits
à suivre les saisons
Enfermé dans ce puits
Qui te masque l’horizon

Toi l’homme qui fulmine
Avec ton crayon, tu pestes
Tu as belle mine
Devant ton reflet l’artiste

Tu fuis cette âme
Celle qui vit les maux
Ta muse est un drame
Toi qui espères les mots

Tu encres des pages
Pour t’arrimer à l’art
Dont tu es l’otage
Pour sortir du cauchemar

en panne d’idées

Je sors ma plume en vain, mon sujet est loin
A défaut d’être écrivains, mon envie est un besoin
Une torture de l’esprit, en rêves de rimes
Tout est surprise, là où rien ne s’imprime

De l’écrit en vision, là au réveil
Le triste et la création, perdus au sommeil
Des semaines sans mots, prédiction dans mon sac
Là est le pire des maux, dans ce ressac

En mon âme avide, les soubresauts sont futiles
La page est vide, de phrases volubiles
Chercher la vie, du poète d’argile
Que toi tu embrases, en des élans fragiles

Je jette les dés, sur le papier là
Faute d’idées, les écrits sont las
Où est la fable, en ton esprit vide ?
Les doigts en tremblent, hélas faire un bide

dans une main instable, l’encre coule
la poésie faible, d’un poème pas cool
Pathétique et la fin, aux mots qui soulent
Avoir encore faim, de proses qui roulent

moiteur d’un désir

Les nuages touchent le sol
La moiteur de la peau
Empêche tout envol
Maudits soient les oripeaux

La peur est là
Sous les éclairs puissants
Cette pluie et au-delà
D’un risque oppressant

L’orage qui sue
Soulage les corps
Qui se livre nue
Sous ce déluge hardcore

Cet Onde de Vie
Qui calme le feu
Des hommes en survie
En réalisant leurs vœux

Le désir dans les yeux
Triste et le sourire
Du timide las envieux
Dans son envie dans rire

Là ou le vent blesse
Vite un dernier printemps
à l’âge de la sagesse
Ou pathétique et ce temps

Ce combat pour toujours
Dans sa fureur de vivre
La mort aura son jour
Ou l’âme devra survivre

L’espoir sans préavis
d’un jour au pinacle
Ce signe en envie
De l’homme oracle

Que l’amour s’abreuve
Des rivières qui errent
Ou coulent les fleuves
Vers l’océan en prière

L’inutile transmission

La transmission pour élever
La modestie pour former
Et comme un devoir
pour un grand savoir

Le chemin vers la relève
La sobriété de l’élève
Se fait sans irrespect
avec le cœur en paix

Ne pas brider son hardiesse
Travailler en souplesse
Et un acte thérapeutique
Pour être athlétique

La progression est réussite
L’éducateur fait que tous profitent
de sa recherche homérique
En créateur d’un méthode pédagogique

L’évolution de l’acteur
Encadré par le moniteur
Dépends de son honnêteté
Vers la voie de la liberté

Faire fi des conseils
Reçus dans un sommeil
à l’âge de créer
Pour une vie recrée

Etre sourd à l’expérience
Distillée en patience
Cette inutile litanie
Se taire à l’infini

C’est le mantra de l’âge
Des sages en naufrage
De cette désespérance de l’âme
Durée encore affûter les armes

Repousser le néant
Séance tenant
Avant le soir venant
Du soleil couchant

zone de routine

La routine  facette programmée
Avec cette peur d’être déprimé
Détesté au plus haut point
Défendu avec les poings

Mais quand l’âge peine
Que la vie revienne
Dans ce vide encore
Même du hardcore

Vite se livrer a l’amour
Ce désire de toujours
Pour fuir le néant
Qui arbore le bienséant

Tu embrasses le tout et rien
Le confort n’est pas ton bien
Pourtant la est ton chemin
Changé c’est pour demain

Le confortable et hébété
La difficulté de la vérité
De ne jamais se mentir
Trouver la force de s’investir

L’illusion de l’impermanence
Sans acte et permanence
Bouger encore  brasser du vent
Perdu dans des sables mouvants

Sortir des rails de ses peurs
En douceur sans heurs
En évitant l’erreur
De fuir le bonheur

Faut embrasser son réel
Des fois fort cruel
Traumatisme las latent
A la recherche d’un talent

Expliquer aux réprobateurs
Cet enfermement inhibiteur
Toute une vie durant
Ces blocages récurrents

adoption

 

Tu parcours le tiers-monde
Pour acheter un petit
Pour ta femme non féconde
L’exotique en prérequis 

Dans certains milieux
C’est de bon ton
Pour s’approcher de Dieu
Et cela sans demi-ton

Toi tu es bien né
Et porte là ta croix
De vouloir un nouveau-né
Ce voyage tu y crois

L’Afrique ou l’Asie
Peu importe le lieu
Pour toi tout est poésie
Très loin des banlieues

Tu montres cet enfant
Pour s’excuser peut-être
D’un racisme bien-pensant
Une dichotomie de l’être

Tu sauves les désespéré
En les déracinant
Dans l’envie de créer
Une famille cerf-volant

Les adoptions de l’hexagone
Qui n’ont pas de coût
Ces orphelins autochtones
Son Trop banal à ton goût

frustré

D’aucun encens le soleil
Qui facilite la chasse
Comme nul autre pareil
Moi je marine sur place

Dans l’attente du départ
La vue sur la base
Heureux sous l’arbre épars
Et son ombre extase

Le plaisir des yeux
Sur ce bassin à flot
Au loin le pont joyeux
Qui voit tout de haut

Je tente des mots
Sans grande idée
Encore la rime en O
 Fébrile je jette les dés

Je prends à mes poésies
 Celle qui sont vivantes
Pour ce poème  accrasie
 Loin des créations brillantes

Mon cœur qui bas
Signe de la vie
Encore ce débat
Ce combat pour l’envie

Créer encore  envieux
à l’âge du repos
Ce désir de l’harmonieux
Du rêve  d’avant-propos

depart

Ton départ déjà
Avec ton sourire triste
Tous cela m’attriste
Et je me sans las

L’incompréhension des tiens.
Ta colère en leur ambiguïté
D’accepter ta réalité
Te rend chafouin

Ta vie t’appartiens
Tu dois être unique
Ils sont pratiques
Fini les entretiens

J’aime ce que tu es
Ta singularité est rare
Comme une œuvre d’art
Et j’évite les mes

 Pourtant je te vois
Loin des anathèmes
Tu es plus la même
L’illusion qui foudroie

Réussir en leur dessin
Avec cet amour pour toi
Même vrai reste sournois
N’est pas ton destin

Les choses de ta life
Qui reste à appréhender
Laisse ton monde régenté
Et cela jusqu’au clash

Moi devant tes yeux
Vide de charme
Mouillés de larmes
Je te cherche aux cieux

Fini les rancœurs
Dans ton devenir
Il reste mon soupir
Et ce poème de cœur