crise

Sursaut 4h du matin
Le SOS au phone
Le savoir de l’instinct
Les cris de l’iPhone

Le moteur en rage
Hors-la-loi en drive
Vite écrire ses pages
Avant le feu qui lave

Les yeux dans le vague
La peur dans le regard
La confiance qui divague
La mémoire en bagarre

Les pleurs dans le cou
Ce chagrin des abysses
La distance à un coup
Avec les dents qui crissent

Cette frayeur sans raison
L’amitié en est surprise
Les âmes font l’horizon
En silence dans une brise

L’amie est en crise
Déjà loin de moi
Une nuit qui agonise
Le road-movie en émois

Triste est ce mal
Qui éloigne les cœurs
Avec toutes ces cabales
Qui engendrent la terreur

plaisir d’attente

Le coton fuit le temps
mon regard brille au bleu
le cercle berce au vent
le portique quand il pleut

le lac crépite de sons
les arbres s’engorgent de saisons
l’éclaircie sépare à raison
les parapluies et les capuchons

le blanc, ces formes
Des imaginations d’enfants
la peur du noir morne
et des nuages changeants

le soir me couvre
la route est devant
le temps que je recouvre
l’amie que j’attends

la brise vide le ciel
de la noirceur de pluie
sortent les arc-en-ciel
avec le soleil de nuit

ta lumière brûle mes yeux
j’oublie même les étoiles
tu combles mes vœux
quand tu te dévoiles

espoir de soins

Piqué par des soins d’épingles
Dans l’espoir de guérir
D’une maladie qui single
Même quitte à requérir

Des voies de désolation
Tes royalties sont patentes
Les aiguilles sont en action
Ta douleur est patiente

Multiplier les soins
Et se vider l’ego
Du matériel en besoin
Dans ces jeux inégaux

Les médications sont sans surprise
Espoir d’un piètre secours
Pour ton âme prise
Dans ce corps sans recours

Attaché aux plaisirs des gourous
Triste est le matin
Toi qui prends les coups
Pour survivre au destin

rencontre

En bas des marches
Une rencontre improbable
Ce fil entre nous qui match
Début d’une histoire immuable

Ton sourire de déesse brille
Comme une amie fidèle
Tes yeux de naïade maquillent
Ton regard de Cybèle

Cette salle de défense sans céphalée
ET une pratique pour nous stimulante
Je te bouscule sans t’écailler
Tu restes agréable indulgente

Le training du jeudi
Ce besoin dont je suis tenaillé
Je fais ceinture comme il dit
Et cela depuis des années

Les stages de stick
Sont notre partage de vie
Dans cet art antique
Qu’est le kali comme envie

Quand on rentre de cette oasis
Je te rêve jusqu’au lendemain
Tes ongles sont des calices
A tes jolies petites mains

Dans nos discussions diurnes
Tu restes ouverte tolérante
La voiture sous la lune
et notre plaisir de détente

XXL est la pizza
Pour sortir de la torpeur
Le sucre est ta diva
Avec le fromage du burger

Je te saoule de ma logorrhée
Mais je rêve de câlin
à regret je suis limogé
Voici la lueur du matin

Toi qui et ma rose
Ton parfum me porte
Je fini la ma prose
Toi ma tendre qui me supporte

Poème pour mon Anna
Vraie âme de cœur
Inscrite dans mon almanach
Les anges te chantent en chœur

gizlane

Tu as fait messe basse
Immuable comme le rocher
De ce désir voulut cacher
De cette envie de sens

Toi venant du soleil
De culte en djellaba
Voulant rester ici-bas
Loin de kinitra  qui veille

Navigant sur cette carte verte
à lustrer les miroirs
Chez un être de savoir
Nous fument notre découverte

Une rencontre d’un futur
Pour un chemin commun
Ce songe  inopportun
L’illusion de cette candidature

Cette union pour de l’aide
Finis le rêve de plus
Reste le renvoie en surplus
Sous le voile qui plaide

Se passer  sans rancœur
Avec les jeux de mots
Du poète aux vieux maux
Mais toujours dans le cœur

complainte

Encore ce jour las
à attendre ce retour
Je pense à toi hélas
Mon trauma en détour

Pourquoi je ne peux
Dérouler encore le fil
Loin de tes yeux
Dans ce temps qui file

L’éloignement et les pleurs
Stupide besoin de l’autre
Qui ne vit  que ailleurs
Dans ce passé en faute

La radio comme personne
A mes oreilles indues
Mais ta voix chantonne
Dans mon âme perdue

Toi dans l’horizon
Comment te rejoindre
L’envie de lâcher le son
Et enfin se disjoindre

Solitaire en ton antre
Le hasard nous a réunis
Cette peur au ventre
Du vide qui désunit

Hypocrisie que cela
Se mentir sans rancœur
Le vrai est au-delà
Dans la réalité du cœur

Que de mots futiles
Pour garder en lumière
Eloigné des asiles
Cette femme-enfant lunaire

nico

Tu montres ton meilleur
Mais l’envie est ailleurs
Etre entendu de Dieu
Pour être proche des cieux

Tu ravales ta colère
Pour ne pas être délétère
Tu aimes sans retenue
Même les être parvenues

La dépression t’a  perdu
Mais les paroles entendues
Des religions ton vaccin
Te rapproche des sains 

Les musiques de l’âme
Pour poser les armes
Cette recherche spirituelle
Pour oublier le charnel

Cette profondeur d’amour
Le divin ou le glamour
Ce risque du mal-être
En cette dichotomie de l’être

colères sourde

Le moi haïssable à œuvrer
Un ami de cœur la subit
Cette colère sourde qui couvée
Dans mon cœur assoupi

Cette autodestruction délétère
Pour signifier mon absence
Qui enfouit l’âme en terre
Vite revivre le Clair des sens

Les traumas du passé m’ont lésé
J’ai des retours en surface
Je les ai observé et laisser
Pour la survie en  place

L’adulte à géré l’enfant en deçà
Le malin a vaincu non l’homme
Le passager noir se nourrit de ça
Son surmoi en somme

La connaissance ne change
Pas les couches émotionnelles
Le va-et-vient des échanges
Ne sont pas source optionnelles

Sans contrôle de l’envie
L’océan et ma barque
Vite éteindre cet incendie
Pour l’ami qui manque

empathique

Je déambule et doute
Perdu sur cette route
Plein d’effluves de goudron
Sur ces trottoirs chaudrons 

Cherchant l’ombre médecine
Croisant les figuiers en cimes
vers ce tronc cerbère
De cette verdoyante mère

De ce fragile îlot
J’en ferai mon lot
Protégé du feu
Dans cette assise de peu

Pour ce poème d’oubli
Dans ce temps en empathie
Ou les oiseaux  harmonieux 
Vivent de chants mélodieux

Comment Pui-je être heureux
La ou les bons amis malheureux
On la peur de sourire
Dans leur destinée à venir

La sur leur tête fragile
La solitude du facile
De ceux qui observent
Ces moment triste qui arrive

Ces pensées se diluent
Dans l’âme absolu
De cette libre nature
Ou la beauté  perdure

Remi

Novice en formation
La musique à l’étage
l’expérience en partage
A toute mon attention

Les phobies des trottoirs
T’œil tutoie le sol
tu es la clé de sol
L’ancien né du terroir

Les poches sans oursin
Avec une allure d’ours
Sans être un bisou ours
Une belle âme c’est certain

Les années  en militaire
Une modestie qui perdure
Dans des années d’aventures
Sans l’ombre de commentaire

Le savoir en rudesse
D’une vie sur l’eau
Le monde en bateau
Une voie de sagesse