recouvrer la confiance

Aux faibles qui nous ont trahis
Ceux que l’on mettait au sommet
Leur souvenir nous envahit 
Autant sortir le calumet

Nous qui ne sommes qu’ amour
On ne peut que pardonner 
Combien de tours et de détours
Pour enfin faire cette randonnée

Joindre enfin les liens
Pour sortir de la survie
 Toutes ces querelles de rien
 Ignorer tous cet ego en avis

Idéaliste qui rêve d’accalmie
Qui pense à l’autre les nuit
De ce besoin d’être admis
Dans les cercles de minuit

Tous les solitaires authentiques
A L’âges qui  assouplis
Vivent de poésies romantiques
Pathétiques guerriers assoupis

Le temps est à s’égayer
L’âme doit voir au lointain
Les armes cessaient d’aboyer
Pour refaire confiance a l’humain

 

mots (maux) de ana

Je viens de voir cette image
Qui est pour moi un drame
Il me faut tourner la page
De la situation avec la femme

Comme un raz de marée
Qui se dirige vers moi
La vague du mascaret
Une réaction de mon surmoi

Je n’ai pas su éviter le pire
J’attendais sagement sur la côte
La destruction d’un empire
Malgré l’océan et sa beauté

Quand j’ai voulu agir
Cette vague m’a piégé
Il m’aurait fallu réagir
Mais je suis restée figé

Détruisant mon monde intérieur
En ne me laissant plus rien
Ecrasant mon cœur
Et mon esprit aérien

écho (d’un ami )

Sublime message
Qui fait écho sage
A un maniaco-dépressif
Aux jours poussifs

Ce dernier est prisonnier des cycles
Qui implacablement recycle
Ces moments qui le font passer
Dans L’effort de se dépasser

D’une léthargie profonde
Loin de sa faconde
A une euphorie pugnace
Qui dure fugace

Il est fatigué
À faire le gué
De ces jours la
En étant las

Obéissant à Anankè
Déesse de la Nécessité
Il devra a son tour
Mais pas pour toujours

Reprendre son cartable
Pour des cours impeccables
Et se livrer sans glace
La devant les classes

Injustice de tout cela
Qui suis son chemin, hélas
Non, c’est seulement la vie
Qui vas De mal en pis

Disciple de la vérité,
Adepte de la lucidité,
Il repartira au combat
Chaque chute le relèvera

Attendant avec sagesse
Et grande hardiesse
La libération quand viendra
Le moment du trépas

depart

Ton départ déjà
Avec ton sourire triste
Tous cela m’attriste
Et je me sans las

Leur incompréhension sans fin.
Ta colère en leur ambiguïté
D’accepter ta réalité
Te rend chafouin

Ta vie t’appartiens
Tu dois être unique
Ils sont pratiques
Fini les entretiens

J’aime ce que tu es
Ta singularité est rare
Comme une œuvre d’art
Et j’évite les mes

 Pourtant je te vois
Loin des anathèmes
Tu es plus la même
L’illusion qui foudroie

Réussir en leur dessin
Avec cet amour pour toi
Même vrai reste sournois
N’est pas ton destin

Les choses de ta life
Qui reste à appréhender
Laisse ton monde régenté
Et cela jusqu’au clash

Moi devant tes yeux
Vide de charme
Mouillés de larmes
Je te cherche aux cieux

Fini les rancœurs
Dans ton devenir
Il reste mon soupir
Et ce poème de cœur

Damoclès

Le jour et la nuit
jamais je ne t’oublie
Cette épée qui me suit
Est loin d’être anoblie

Comment ne plus avoir
cette peur de la souffrance
Que je ne serais voir
Triste sortie de l’enfance

Pourquoi ce destin
moi qui fut un juste
Une Bible en main
Aux erreurs qui  s’ajustent

La force de l’âge
et déjà un vieillard
Triste est ce voyage
vers l’inéluctable brouillard

Cette vie qui m’aime
longtemps une amie
Ce corps que je traîne
est devenu son ennemi

Pourtant je survis
L’espoir est en l’humain
Qui se bat pour une envie
Voir le soleil du lendemain

Neuf vies !

Je sors en drive
Sous le ciel chagrin
Un matin sans givre
Au risque du grain

Ce désir de l’autre
De cette belle âme
Dont je suis l’apôtre
En oubliant mes armes

La route sans nuages
Sauf dans le ciel
Qui dessine ton visage
Ou je vois l’essentiel

Je me languis du temps
Sur le bitume terne
Fasse nos yeux longtemps.
Se regarder sans peine

De ce virage sans peur
Un chauffard a œuvré
Les chats ont leurs faveurs
La mort au goût cuivré

Neuf vie dit toon
C’est dans les animé
Triste est ce cartoon
Funeste vitesse aimée

Une vision qui foudroie
Jusque-là tout plaisir
De venir vers toi
Pour embrasser ton sourire

espoir de peu

Ce bleu-là de plaisir
Cache mal le sombre
Des mots de l’ombre
En ce déni déplaisir

Serpent qui se retourne
Et se mord la queue
En ses médications de peu
Vite que la roue tourne

L’espoir de soins mystique
Embrun le réel
La réalité est cruelle
Loin des mots poétiques

Un désir de vie
Est rêvé de mort
Pour voir l’autre port
En ces temps de survie

Ce malade est coupable
Il a créé son mal
Ces dans l’esprit primal
De ces psys capables

L’argent pour requérir
Loin de la science
De ces médecins silence
Des gourous pour guérir

Multiplier les bornes
Pour un plus encore
Et fuir le hardcore
D’un fauteuil morne

Tous et toutes en avis
En mon âme présente
A mon écoute absente
Je donne mon préavis

Corine

Comment oublier ce visage
Cette peau douce ambrée
Ce silence voulu sage
Qui me faisait trembler

Ce besoin de remplir
Ce vide avec du creux
Que de bêtises vampire
Qui assombrit les yeux

Le cœur sans oubli
Là en moi éternel
Toi tu rêvais en Nubie
Dans un horizon maternel

Tu aimais mon âme
Pas mon corps animal
Tu calmais mes armes
D’un sourire amical

L’acte de la Libération
Avec les mots de fuite
L’amour dans la désertion
Avec le panneau exit

Fab

Tu aurais pu être une légende
Un talent comme une droite
Tes KO aux poings font l’amende
Et tes pieds sont la savate

Ton humour de film d’horreur
Est une attitude de cocasserie
Tes propos sont blagueurs
Comme un calice à ton esprit

Ton écoute a vécu l’isolement
Avec un cœur de résilient

Loin d’être un prof lambda
Tu ne faisais pas du franglais
L’apprentissage comme mandat
Dans l’essence de l’anglais

Tu rêvais de mathématiques
Idée proche des philosophes
Ton appétit pour l’informatique
Et ce Sans théosophe

La lecture jusqu’à l’overdose
Mais l’envie et au conjoint
Tu rêves de câlins, sans pose
Sous-couverture, tendre besoin

Ton fils c’est ta mission
dans Cette profondeur de géant
toi le père sans démission
beau comme un paysage de Brandt

Ta lumière éclaire le soir
Pour ne pas être échec
Voir la vie comme un Renoir
Pour ne jamais être mat

sandrine

De cette vision revenue
Toi belle comme Ishtar
Guerrière au pieds nus
Aduler comme une star

Désir passé du frileux
Guerrier au temps révolu
Au corps sans envieux
Pourtant avoir la berlue

La jeunesse qui fuit
Quant les souvenirs filent
Ne pas rester enfoui
Dans l’âme qui vacille

L’illusion du futur
Pour le plus furtif
Tout est conjoncture
Dans l’acte inactif

C’est écrit de l’esprit
Qui poétise les maux
Non croyant qui prie
Et ne peut dire mot

La beauté qui brûle
Pathétique et ce feu
Un rêve érectile
Dans ce poétique aveu