Musaraigne

Ces parcs qui nous ont ravis
 Sont des fleurs pour nous 
Pour toi ma muse mon ecstasy
J’écris ces mots aigre-doux

Souvent ton sourire culmine
Dans ton monde de délicatesse
 Là je fais triste mine
Devant toi ma tristesse

On drive sous le ciel bleu
à l’ombre des arbres noueux
 Mais cruellement il pleut
Aux noisettes de tes yeux

 Mon impuissance est acide 
Dans cette forêt désirable
 Mon pied agile est rapide
Quant j’esquive l’animal miracle

Là dans ton regard figurine
Sur cette musaraigne minuscule
Je vois tes yeux qui s’illuminent
Pour s’ouvrir au crépuscule

La nature est ton bain
Elle nettoie ton âme
Loin des êtres inhumains
Qui réfute tes drames

Tu souris longtemps en extase
Avec l’objectif en main
Mon ravissement est en phase
Devant ton bonheur jasmin 

espoirs (placebo)

Le réel est en chemin
Moi je drive au cœur
Et cela sans liqueur
l’ami qui crois en la main

Triste est ce jour
Ou avec mon œil Nokia
Au chaud dans la Kia
Je vis encore ce séjour

Ce gourou du vide
Qui fait placebo
Et prône le beau
En faux espoir cupide

En ce joyeux  printemps
Ou la beauté de la nature
Qui libre bourgeonnent pure
En s’ouvrant avec le temps

Bien après l’humanité
Les dieux succombant
Devant ce monde vivant
bien loin de l’inanité

Le feu est là haut
Qui chauffe la vitre
Et poétise ce chapitre
Quand je regarde les oiseaux

Là en l’attente de pluie
Pour rafraichir mon âme
Et laver mes larmes
Lâche derrière un parapluie

faire mémoire

La mémoire est en pluie
Là sous le parapluie
Se souvenir qui perle
En bruit de crécelle

La réminiscence qui brule
de ses toucher en vestibule
d’un être de confiance
Sombre perversion sans conscience

Les jours me consument
Comme une bougie qui enfume
se dressent les murs sournois
Entre les autres et moi

Le silence et l’effondrement
Dans ce Lourd moment
Sur mes épaules fragiles
de triste petite fille

La souvenance est insoutenable
Cette brulure du diable
En ces jours du passé
D’un cauchemar à effacer

Vite, crée sa trace
Et faire volte-face
Le regard à l’horizon
Pour L’avenir en floraison

Adélaïde

Avec ta grandeur d’âme
Tu accueilles sans coup férir 
Je te connais mal belle dame 
Mais j’aime ton sourire

Tu ris encore de choses dures
Car tu as fait la paix en toi
 Ton visage et ma lecture
Ce qui me met en joie

Ton activité est exigeante
Et tu la respire debout
De te voir toutes séduisantes
C’est comme monter le Ventoux

Tu aides les laissés pour compte
Et cela sans déplaisirs
Tu n’es pas sport mais tu domptes
La route avec plaisir

Le cheval est au galop
Toi tu le fais à vélo
Forcer sur les jambes au trot
 Ce n’est pas du water-polo

Tu muscles les cuisses
Et prépare le Tour de France
 Toi la belle séductrice
De l’humour sans souffrance

Les mers bleues des fonds marins
Là pour des vacances au lointain
Toi tu y plonges avec entrain
Moi je rêve au matin

De ce voyage en avion
Avec toi comme prologue
Le ciel est limpide de passion
Je vis mon fantasme,  quel épilogue

Maras (concert)

J’écris grâce à toi
Des poèmes de bon aloi
 Toi ,Maras c’est ton investiture
Tu brilles dans le pur

Les maux en morsure
C’est des malheurs qui durent
Bien loin des mécènes
Et des rimes obscènes

Tu reviens en prose
Avec les mots qui se posent
 Et qui ouvre les portes
C’est ce qui nous transporte

Mais le temps est trop court 
Là on veut du long cours
Nous tes bons apôtres
C’est toi et personne d’autre

Tu nous remplis de vie
Cela partout  a l’envie
Avec lui et ses cordes vocales
Et elle et un son  sans égal

Ce concert nous charme
 Avec ses vocalises de l’âme 
Mais c’est la fin hélas
Nous on se sent las

Que ce jour nous éclaire
Avec tes paroles lumière
Un’ deux’ rappels’ belle affaire
 Nous on veut la planisphère

Tu descends avec le cœur
 Vers la foule un bonheur
Et tu partages la communion
Avec des accolades sans omission

Je te vois et je ressens
Peut-être une erreur des sens
Là ton regard triste
C’est la fatigue de l’artiste

Croire un mal plus profond
Toi seul sais au fond
Tes slams  nous guident
Et en écoute c’est limpide

Le départ avec l’hostie qui chante
Non pas que ça m’enchante
De quitter ce moment de plaisir
Mais j’en reste tout sourire 

Le flot la musique ce miel
Difficile et le sommeil
Là je rêve de ce jour, c’est malin
Vite, faires ces proses au matin

anniversaire du cœur ( 2024)

Pour toi mon Anastasia
Ma plume est sincères
Dans la journée fantasia
De mon ana princière

Toi qui illumine mes yeux
Je te vois chaque instant
Que dire d’harmonieux
Sur toi qui est tourment

L’illusion de te savoir
Toi qui patiemment m’écoute
Comment  puis-je te voir
Toi qui cloisonnes ta route

Ensemble dans ce temps
Que je veux te conter
Par des poèmes ardents
Ou je peut vagabonder

Je poétise ce jour
Pour le marquer au vent
Toi la pour toujours
Avec moi sous l’auvent

Le poète est en délire
Dans son besoin de vie
Toi tu est tout sourire
Dans ton cœur en envie

Muse

La route vers tes yeux
Même sous les embruns
Et un plaisir joyeux
Que ce chemin commun

Jamais dans le doute
De voir ton âme
Toi qui m’écoute
Et montre tes larmes

J’aime quand tu ris
Je pleure à ton cœur
Triste qui me sourit
à distance du bonheur

Ma logorrhée et vie
Tu nourris mon esprit
Malgré ta patiente survie
Et mon ego mal appris

Ton silence est beau
L’évidence de l’intelligence
Moi je porte le drapeau
De ma futile arrogance

ton laconisme en réponse
Oui, quoique, peut-être
Sont des vrais semonces
à mon envie de paraître

Mes années de plus
Toute cette expérience
Sont de pathétiques surplus
à ta stimulante présence

Moi le pseudo guide
Avec toi je poétise
Mon encre au vide
Avec l’art je pactise

stone

Grâce ou à cause
De ta maladie rare
Tu  match sans pause
 Même au son bizarre

L’abandon des tiens
Et des humains valides
Te rend vaurien
Tu déteste ce vide

Alors tout en science 
Tu cherche les vrais
Ta survie en conscience 
Ton choix pour œuvrer

Ton âme s’en accorde
Pour vivre sans liberté 
Ce choix de corde
Qui vaut la vérité 

Ce mal est stone
Heureux loin des EHPAD
Ton esprit est morne
En ce corps sans balade

Carolina

Au loin le lac ondule
Moi assis sur ce banc
J’observe les enfants
Qui jouent sans calculs

Sous ce ciel d’août
Je pense à  toi
Dans ce poème courtois
 Avec ma peur qui déroute

Comment dire sans démission
 Avec des mots neutres 
Pathétique est le pleutre 
Devant cette rude mission

Pour la jolie Carolina
Loin des forets de Colombie
Et ses magnifiques colibris
 Le dessert de Guajira souffle l’ocarina

La jungle du jaguar perdu
Ou tombe les arbres de vie
Abattu par des Humains en folie
L’Amazonie luxuriante en reste perclus

 Sous les beaux oripeaux
Une sobre couleur ambre
Les longs cheveux sombre
 Cache les fruits la peau

Les yeux profonds de paix
 Illumine ce visage rieur
Qui trouble l’homme bégayeur
Devant cette guerrière de jais

Petite par la taille
Grande par la présence
Des pendants en prestance
Qui réveille mes failles

Mon assise et pérenne
Le regard à l’horizon
 Malgré cette vie à foison
Je me languis des reines

Je poétise en passion
Pour un plaisir fugace
Avec un cœur pugnace
Les maux sans illusion

dette

Sur la berge tu plisse
Et attends le visage
De ton frère complice
Avec sa parole en cage

Qui honore s’enrichit dit-on 
Voir l’ami qui s’efface
Tu connais déjà ce son
Qui ne laisse pas de trace

Un ego qui ne dit pas
Toi tu à besoin de mots
Pas de Royalties repas
Qui engendre bien des maux

La fierté en essence
Mes les âmes en délicatesse
Sans le vocable en élégance
Et ce jusqu’à la tristesse

Assumer les besoins
D’ un proche de cœur
C’est en prendre soin
Pour fuir les rancœurs

Sur la rivière furibarde
Toi assis dans l’herbe
Tu vois venir la barque
Et sa  funeste perte