être lu VS le poète

De cette demande faite
Mon envie se reflète
Je poétise pour les autres
Je parle au apôtres

Quand mes oreilles écoutent
j’entends et cela me coûte
l’ami qui me voit poète
là je rougis en tête

Ces proses où je m’entête
c’est fois ou je me la pète
Je suis l’un et l’autre
à l’heure où tourne la montre

Je conte des histoires
Qui sont dans mon répertoire
Ces idées qui me stimulent
De ces trauma que je dissimulent

Les blessures de l’enfance
aux recherches en errances
Le détachement de mes dires
D’aucun auraient à redire

Je dissous les maux
En une poésie de mots
C’es mon baume mon soin
Pathétique et ce besoin

Mes écrits en ocre
Dans un français médiocre
Cachés sous les riment
Moi qui suis anonyme

Etre lue pour créer
Une motivation hébétée
Du poète autodidacte
Qui fantasme ses actes

S’oublier

Les yeux mouillent ma face
enfermé en ce triste lieu
La rêvant d’Océan prestance
Un horizon  pour  envieux

moi je, ces mots d’ego
le soleil et le vent
devrait être mon propos
pour écrire le temps

l’arbre mort où je siège
à l’ombre du vivant
Encore tombé dans ce piège
Pour s’omettre  au présent

poétiser pour les autres
Et existé en leur miroir
La vivre cette rencontre
Pour sortir du laminoir

La violence du passé
Qui encombre l’âme
Dans un sac à tabassé
Avec les poings comme armes

Crée encore une scène
avec les mots qui brûlent
en exprimant ma peine
Pour la hurler au crépuscule

Toi qui vie ce vide
tout ce mal à publier
Avec ta plume comme guide
Dans des proses pour s’oublier

moiteur d’un désir

Les nuages touchent le sol
La moiteur de la peau
Empêche tout envol
Maudits soient les oripeaux

La peur est là
Sous les éclairs puissants
Cette pluie et au-delà
D’un risque oppressant

L’orage qui sue
Soulage les corps
Qui se livre nue
Sous ce déluge hardcore

Cet Onde de Vie
Qui calme le feu
Des hommes en survie
En réalisant leurs vœux

Le désir dans les yeux
Triste et le sourire
Du timide las envieux
Dans son envie dans rire

Là ou le vent blesse
Vite un dernier printemps
à l’âge de la sagesse
Ou pathétique et ce temps

Ce combat pour toujours
Dans sa fureur de vivre
La mort aura son jour
Ou l’âme devra survivre

L’espoir sans préavis
d’un jour au pinacle
Ce signe en envie
De l’homme oracle

Que l’amour s’abreuve
Des rivières qui errent
Ou coulent les fleuves
Vers l’océan en prière

L’inutile transmission

La transmission pour élever
La modestie pour former
Et comme un devoir
pour un grand savoir

Le chemin vers la relève
La sobriété de l’élève
Se fait sans irrespect
avec le cœur en paix

Ne pas brider son hardiesse
Travailler en souplesse
Et un acte thérapeutique
Pour être athlétique

La progression est réussite
L’éducateur fait que tous profitent
de sa recherche homérique
En créateur d’un méthode pédagogique

L’évolution de l’acteur
Encadré par le moniteur
Dépends de son honnêteté
Vers la voie de la liberté

Faire fi des conseils
Reçus dans un sommeil
à l’âge de créer
Pour une vie recrée

Etre sourd à l’expérience
Distillée en patience
Cette inutile litanie
Se taire à l’infini

C’est le mantra de l’âge
Des sages en naufrage
De cette désespérance de l’âme
Durée encore affûter les armes

Repousser le néant
Séance tenant
Avant le soir venant
Du soleil couchant

faire mémoire

La mémoire est en pluie
Là sous le parapluie
Se souvenir qui perle
En bruit de crécelle

La réminiscence qui brule
de ses toucher en vestibule
d’un être de confiance
Sombre perversion sans conscience

Les jours me consument
Comme une bougie qui enfume
se dressent les murs sournois
Entre les autres et moi

Le silence et l’effondrement
Dans ce Lourd moment
Sur mes épaules fragiles
de triste petite fille

La souvenance est insoutenable
Cette brulure du diable
En ces jours du passé
D’un cauchemar à effacer

Vite, crée sa trace
Et faire volte-face
Le regard à l’horizon
Pour L’avenir en floraison

familles en fête

Michel tu gagnes à être connu
Dans les fêtes tu fais ta pub
 Un humour noir reconnu
La proportionnelle à ton mètre cube

Electrique et la bicyclette
 Pour toi ce n’est pas futile
 Dans ton corps tu affrète
Des stent pour le vélo facile

VV depuis ta retraite
Tu t’es imposé une routine 
Les bâtons nordiques en fête 
Plus le sport à la piscine

Tu ne sais pas nager
Mais ce n’est pas pour toujours
Debout aux aurores pour partager
La lumière du jour

  Maman tu n’as pas le permis
Mais tu vis comme un bolide
Ton pays est le Béarn conquis
Une ethnie plus que solide

Toi tu clos là ton poème 
Dans une forme élégante 
 Une poésie toute bohème
 Avec ta fragilité remuante 

 Alexis tu  fermes ton cœur
Pour vivre avec rigueur
Tu écris en chroniqueur
Que la  famille est le bonheur

 

Adélaïde

Avec ta grandeur d’âme
Tu accueilles sans coup férir 
Je te connais mal belle dame 
Mais j’aime ton sourire

Tu ris encore de choses dures
Car tu as fait la paix en toi
 Ton visage et ma lecture
Ce qui me met en joie

Ton activité est exigeante
Et tu la respire debout
De te voir toutes séduisantes
C’est comme monter le Ventoux

Tu aides les laissés pour compte
Et cela sans déplaisirs
Tu n’es pas sport mais tu domptes
La route avec plaisir

Le cheval est au galop
Toi tu le fais à vélo
Forcer sur les jambes au trot
 Ce n’est pas du water-polo

Tu muscles les cuisses
Et prépare le Tour de France
 Toi la belle séductrice
De l’humour sans souffrance

Les mers bleues des fonds marins
Là pour des vacances au lointain
Toi tu y plonges avec entrain
Moi je rêve au matin

De ce voyage en avion
Avec toi comme prologue
Le ciel est limpide de passion
Je vis mon fantasme,  quel épilogue

fantasme et soins

Toi tu rampes la vie
Pourquoi relever la tête
Tu te sabordes à l’envie
Et tu noircis en entête

Las tu postes des fables
Pour les esprits fluides
Dans des poésies affables
En ferrant ta bride

La rage des coups
Ceux qui brisent l’âme
Encore avoir le goût
De ce désir en drame

Là dans ce bureau
De cette beauté en attente
Qui brûle ton sureau
Dans ton envie de rente

Ne pas faire en risque
Là ou glisse ta pente
Tu as dépassé ce disque
D’une attirance ardente

Tu livres ton émoi
Dans des proses dites fines
Être un Robin des bois
En rêve de féline

Les soins sont des rancards
Dans ton esprit troublé
C’est des idées stock-car
En ton âme accablée

 Tu fantasmes et laisses la main
à cette belle qui soigne
Le rendez-vous est pour demain  
Vite  faire que tu la rejoignes

pickpocket

Là sous mon méridien
La terre est en rotation
Elle n’a pas encore mon soutien
Sous sa lune en action

Moi à l’aurore sans lueur
Je me sens tout confus
La face rouge de peur
J’écris sans refus

Là des mots déjà vus
Où je me prends au détour
Dans un poème non prévu
Pour parler de choses de toujours

Mes proses restent au noir
Faire qu’elle voit le jour
Avant le grand soir
Dans de long séjours

Toi tu  lis et attends
Cette phrase du poète
Pas d’impatience au temps
J’arrive en pickpocket

La diffusion de mon vivant
Et un rêve agaçant
Moi qui écrit sous le vent 
Sans le flouze offensant

Surtout ne pas se mentir
 L’argent n’a pas d’odeur
Mais son absence se fait sentir
Enfin ces mots au cœur

Je noircis pour l’humour
La bien loin de l’audace 
A véhiculé aux alentours
 Pour finir cette tâches

Là au cœur du matin
Je pose ma plume
Le bas de page est atteint
Le soleil est mon costume

home apaisant

La colère t’a abattu
Ton home l’a apaisé
Au drive elle s’était tue
Reste tes mots pour l’étayer

Tu distilles  de la bile
Qui noue ton plexus
Toi tu charges ta pile
Pour nourrir le Nexus

La nuit rase les murs
Le sac attendra ta rage
Ce soir tu fais ce murmure
Et laisse passer l’orage

De tes poings en furie
Qui brûle ton punching-ball
Tu vas évacuer les injuries
Dans des proses music-hall

Demain dès les pieds dehors
La fureur de ton âme
Fondra comme le condor
Sur toi avec toute sa gamme

Vite retrouver  ton centre
Et faire fît des cercles vicieux
En laissant les braises au cendre
Avec leur maux pernicieux

Redevenir serein dans le cœur
Laisser la frappe au repos
Et accepter sans rancœur
ton exaspération des robots