plaisir d’attente

Le coton fuit le temps
mon regard brille au bleu
le cercle berce au vent
le portique quand il pleut

le lac crépite de sons
les arbres s’engorgent de saisons
l’éclaircie sépare à raison
les parapluies et les capuchons

le blanc, ces formes
Des imaginations d’enfants
la peur du noir morne
et des nuages changeants

le soir me couvre
la route est devant
le temps que je recouvre
l’amie que j’attends

la brise vide le ciel
de la noirceur de pluie
sortent les arc-en-ciel
avec le soleil de nuit

ta lumière brûle mes yeux
j’oublie même les étoiles
tu combles mes vœux
quand tu te dévoiles

opprobre

Les bienfaits De Metoo
avec ses procès d’une époque
au mœurs sans tabous
et jeux pervers équivoques

d’aucuns voient ce  passé
avec des yeux noirs
juste pour concasser
les auteurs sans miroir

vu comme un monstre
de cinéma consacré
à l’heure de la montre
l’opprobre se crée

l’individu se veut glamour
égotiste dans ses aspects
Aux phrases dit d’humour
Aux mains sans respect

l’incompréhension des mots
dire assister à un viol
Ce n’est pas assister un viol
cela engendre bien des maux

ces journalistes de parution
pas dignes d’un poème
leurs écrits en pollution
méritent qu’on les blâme

don de Noël

Les nuits tu veilles
les jours tu sombres
quand tes enfants s’éveillent
tu sors de l’ombre

tu leur parles du beau
pour préserver leur âme
loin de ces robots
qui vénèrent les armes

tu restes la tête haute
devant les aveugles au pouvoir
et leurs maux de honte
de leur faux espoirs

toi tu veux être d’amour
embrasser le bien ensemble
oublier tous les désamours
pour être un exemple

en ces jours de fête
voir l’autre en miroir
dans une harmonie parfaite
vers un futur prémonitoire

toute cette modestie
tout ce courage
pour accepter l’empathie
des dons sans rage

effacer les visages mornes
devant les sapins joyeux
faire fi du monde
vivre ce temps heureux

poème facile à écrire
loin de la misère
des rimes pour guérir
des mots en émissaire

mort programmée

Déjà trois semaines sans
Ces placebos qui m’aiment
Avec la plume en sang
Survivre toujours au drame

Mes écrits par défaut
Qui valorisent mon âme
Mais qui sonnent faux
Dans ce monde en armes

Ce besoin de guerre
Toutes ces religions dévoyées
Grande sagesse de naguère
Pour la mort employée

D’aucuns essaient les mots
Futiles en ces temps
Au service des maux
Une folie pour longtemps

Revenir au combat, sortir la tsuba
Affûter sa lame avant les larmes
La philosophie au plus bas
Quand le mal nous désarme

Notre civilisation en déclin
L’éveil pour une autre
Dans un devenir incertain
La terre pleure ses apôtres

espoir de soins

Piqué par des soins d’épingles
Dans l’espoir de guérir
D’une maladie qui single
Même quitte à requérir

Des voies de désolation
Tes royalties sont patentes
Les aiguilles sont en action
Ta douleur est patiente

Multiplier les soins
Et se vider l’ego
Du matériel en besoin
Dans ces jeux inégaux

Les médications sont sans surprise
Espoir d’un piètre secours
Pour ton âme prise
Dans ce corps sans recours

Attaché aux plaisirs des gourous
Triste est le matin
Toi qui prends les coups
Pour survivre au destin

soirée

City tour en attente
Le drive en speed
Avant l’exaspération latente
Prestement garnir son tweed

Sombre et le Game 
Dans la lueur des lasers
Arme lumière sans œdème
Pour subir la misère

La route qui gargouille
Le port est en vue
Le sourire des bouille
La surprise sur le cul

La soirée va sur l’eau
Repas qui sublime la Garonne
Aux vagues sans chaos
Que du plaisir qui se donne

Aphone est le briefing
Positif est le mystère
Les amis sont au feeling
On le dit sur Twitter

Peu de maux dits
Le non-verbal vit
Jeux de mots hardis
Du collègue en poésie