Musaraigne

Ces parcs qui nous ont ravis
 Sont des fleurs pour nous 
Pour toi ma muse mon ecstasy
J’écris ces mots aigre-doux

Souvent ton sourire culmine
Dans ton monde de délicatesse
 Là je fais triste mine
Devant toi ma tristesse

On drive sous le ciel bleu
à l’ombre des arbres noueux
 Mais cruellement il pleut
Aux noisettes de tes yeux

 Mon impuissance est acide 
Dans cette forêt désirable
 Mon pied agile est rapide
Quant j’esquive l’animal miracle

Là dans ton regard figurine
Sur cette musaraigne minuscule
Je vois tes yeux qui s’illuminent
Pour s’ouvrir au crépuscule

La nature est ton bain
Elle nettoie ton âme
Loin des êtres inhumains
Qui réfute tes drames

Tu souris longtemps en extase
Avec l’objectif en main
Mon ravissement est en phase
Devant ton bonheur jasmin 

matin tourment

Ce tourment au matin
Ou tout est noir
La te réveiller chagrin
Pour vivre en ce miroir

Tu rêves d’un rendez-vous
Pour illustrer ton cahier
Avec des poèmes fous
Toi qui es accablé

Des semaines sans fruits
à suivre les saisons
Enfermé dans ce puits
Qui te masque l’horizon

Toi l’homme qui fulmine
Avec ton crayon, tu pestes
Tu as belle mine
Devant ton reflet l’artiste

Tu fuis cette âme
Celle qui vit les maux
Ta muse est un drame
Toi qui espères les mots

Tu encres des pages
Pour t’arrimer à l’art
Dont tu es l’otage
Pour sortir du cauchemar

le sac de l’oublie

Encore un jour sans incident
Pourtant sa colère fait rage
Dans ce passé qui grince aux dents
Que je dilue dans ce naufrage

Les chaussures et les gants
Qui font détoner les synapses
Dans des maux élégants
Sous ce ciel qui match

La sous ce bleu sans entrave
 Passent les oiseaux de fer
Que son âme et brave
Pris dans cet atmosphère

Un rapace tourne au vent
Sous son regard se pose
L’homme qui sue sous l’auvent
Dans une fureur sans prose

Même les couleurs de l’Éden
Qui brille à ses yeux bouclier
Ne sont que fleurs quétaines
Dans ce moment, pour s’oublier

Le soir, ce rappel au réel
Où le tram passe sur le viaduc
Le mal-être peut être cruel
Sous une plume sans parachute

rêve de pinceau

Tu peins au levant
Et combinent en posthume
Des pigments sous le vent
Mes poils sont ta plume

Tu regardes au loin
Avec ton œil d’artiste
La nature est mon témoin
Ton envie est mon risque

Tes mains font l’ouvrage
Pour sublimer les couleurs
Ta toile est ma page
Et tu en fais mon honneur

Je glisse en étoile
Dans tes gestes gracieux
Là ou l’art se dévoile
En arc- en- ciel radieux

Tu es mon âme sœur
Et pourtant je suis moi
Là pour ton bonheur
Je donne mon plumet courtois

Je finis la ma prose
Cette larme est mon bain
Ou ma rémige se repose
Dans ce rêve d’un demain

Abysses

Cohen est l’étincelle des poètes
Moi ma fougue est ma perte
Dans des poèmes qui se répètent
Un avenir en comète

Je pleure en mon cœur
Dans ces maux qui m’aiment
Toute ces couleurs de l’âme
Que je prose en chroniqueur

Leonard a pris tous son temps
Pour diffuser son œuvre
Moi ,mon impatience est un fleuve
Dans l’attente fébrile d’un printemps

Pour l’art je plonge dans les abysses
Dans la parti immerger du moi
Qui émerge et me vois
Triste ,et cela sans cannabis

Ce mal être en oraison
Qui me trouve en larmes
Dans un sombre soir sans armes
Hélas vivre encore sans floraison

espoirs (placebo)

Le réel est en chemin
Moi je drive au cœur
Et cela sans liqueur
l’ami qui crois en la main

Triste est ce jour
Ou avec mon œil Nokia
Au chaud dans la Kia
Je vis encore ce séjour

Ce gourou du vide
Qui fait placebo
Et prône le beau
En faux espoir cupide

En ce joyeux  printemps
Ou la beauté de la nature
Qui libre bourgeonnent pure
En s’ouvrant avec le temps

Bien après l’humanité
Les dieux succombant
Devant ce monde vivant
bien loin de l’inanité

Le feu est là haut
Qui chauffe la vitre
Et poétise ce chapitre
Quand je regarde les oiseaux

Là en l’attente de pluie
Pour rafraichir mon âme
Et laver mes larmes
Lâche derrière un parapluie

rencontre impossible

Le soleil pleure dans son linceul
Quand  son cœur voit le jour
 la nuit où il est seul
Jusqu’au  matin comme toujours

Lui dans l’espoir de voir
Son cœur dans la pénombre
et cela jusqu’au désespoir
quand elle sort du sombre

vite la rejoindre en rêve
lui qui est son Aude
comme Adam avec Ève
pour elle son émeraude

l’ombre est la lumière
où l’amour et sans issue
que de veines prières
qui déchire le tissu

La brule tes poumons
en quête de vie
Tu lancine ton sermon
d’une Etoile en envie

toi qui es le feu
tu brilles au soir
elle te croise de peu
pour te crier de surseoir

deux astres  qui s’aiment
condamné pour leur différence
la hurlent leurs âmes 
Dans ces bruits en ingérence

maux en épure

La verrière est charmante
La salle est apaisante
Avec les enfants qui chantent
Et les adultes qui s’impatientent

La tombe la pluie bruyante
Moi je pose ma veste
Et sort ma plume et tente
Un poème en dilettante

Ces pensé ou je me teste
Et qui me prennent la tête
Avec des phrases qui me déteste
J’écris des mots ou je peste

Dans une poésie qui harangue
Pour sortir de sa gangue
Avant que chaos soit son arme
L’enfant en gestation à une âme

L’énergie du désir en potentiel
L’âge primal perd l’essentiel
L’illusion comme trait caractériel
L’adulte oisif vibre au matériel

Se détacher de l’inutile
Pour le feu de l’utile
Et aller vers la guérison
Pour s’ouvrir aux horizons

Notre maison fait décor
Apollon est un confort
Trouver sa vérité en attributs
L’esprit avec le corps comme but

Tous t’on être en équanimité 
Ying et Yang équilibré
Cela sans ambiguïté
Pour un jour d’éternité

Suivre les règles
Sans en être faible
En sa profonde nature
Pour en trouver l’épure

en panne d’idées

Je sors ma plume en vain, mon sujet est loin
A défaut d’être écrivains, mon envie est un besoin
Une torture de l’esprit, en rêves de rimes
Tout est surprise, là où rien ne s’imprime

De l’écrit en vision, là au réveil
Le triste et la création, perdus au sommeil
Des semaines sans mots, prédiction dans mon sac
Là est le pire des maux, dans ce ressac

En mon âme avide, les soubresauts sont futiles
La page est vide, de phrases volubiles
Chercher la vie, du poète d’argile
Que toi tu embrases, en des élans fragiles

Je jette les dés, sur le papier là
Faute d’idées, les écrits sont las
Où est la fable, en ton esprit vide ?
Les doigts en tremblent, hélas faire un bide

dans une main instable, l’encre coule
la poésie faible, d’un poème pas cool
Pathétique et la fin, aux mots qui soulent
Avoir encore faim, de proses qui roulent

être lu VS le poète

De cette demande faite
Mon envie se reflète
Je poétise pour les autres
Je parle au apôtres

Quand mes oreilles écoutent
j’entends et cela me coûte
l’ami qui me voit poète
là je rougis en tête

Ces proses où je m’entête
c’est fois ou je me la pète
Je suis l’un et l’autre
à l’heure où tourne la montre

Je conte des histoires
Qui sont dans mon répertoire
Ces idées qui me stimulent
De ces trauma que je dissimulent

Les blessures de l’enfance
aux recherches en errances
Le détachement de mes dires
D’aucun auraient à redire

Je dissous les maux
En une poésie de mots
C’es mon baume mon soin
Pathétique et ce besoin

Mes écrits en ocre
Dans un français médiocre
Cachés sous les riment
Moi qui suis anonyme

Etre lue pour créer
Une motivation hébétée
Du poète autodidacte
Qui fantasme ses actes