aphorismes 1980
La vie après la mort
La vie après la mort n’existe pas, elle perdure
dans la mémoire des proches vivants.
Désordre
Avant d’arranger le désordre chez les autres,
il faut mettre de l’ordre chez soi.
Admiration
Tout homme que l’on admire est dangereux pour nous,
car notre conscience sait qu’il n’est qu’un homme
là où notre inconscient est plein de béatitude.
Apparences
Si j’aime l’apparence, ce n’est pas pour paraître,
c’est parce que je suis vide de vie en moi.
Vivre ou être
Ce qui est malheureux dans le monde actuel,
c’est qu’il faut vivre avant d’être.
Instinct
L’instinct de survie est nuisible
car il maintient en vie ceux qui ne savent pas vivre.
Opinions
Que beaucoup de gens soient d’accord avec notre opinion
ne prouve pas que l’on a raison avec certitude, cela montre
seulement que l’on n’a pas tort.
Recherches
Une passion peut être la recherche d’une vie idéale
ou simplement l’horizon d’une quête sans fin volontaire.
Tolérance
La tolérance est la qualité supérieure
pour un être humain.
Dominance
Il vaut mieux être un dominant,
non pas pour dominer les autres,
juste pour ne pas être un dominé.
Miroir de soi
Par manque de tolérance et d’auto conscience,
il y a deux choses que l’on rejette
: l’autre qui nous gêne et l’autre
qui est notre reflet en pensée et en actions.
drive les mots
une tristesse qui glisse au fauteuil
moi, mon courroux et ta peine
là où ta marche et en deuil
ou moi je me prend pour Verlaine
j’écris là où le ciel pleure
dans le bleu de tes yeux
bien loin des jardins en fleurs
et des pigments camaïeux
là encore, je suis ton driver
qui te blesse de mots golem
Comment ne plus être endêvé
là où tes maux restent blêmes
le silence est lourd, incandescent
là, en ce jour sombre
vite, retrouver le cœur arborescent
pour éclairer la pénombre
jour de vent
la statue me toise hélas
en ce jour gris
moi je me cache là
face au chevaux, vers de gris
tous couverts sous l’embrun noir
dans les visites, à pied, à vélo
là, sur le sol triste, abreuvoir
l’humeur joyeuse en tremolo
vite, rêver d’un abri heureux
partout, là ou ailleurs, quel pied
pour s’essuyer, et sécher ses yeux
car le ciel prend le soleil à contrepied
ce quatrain au chaud séant
dans ce car, rouge, rebelle
je regarde en souriant
le vent qui soulève les belles
le réveil a sonnet
toi beauté qui roule tes mèches
geste d’invitation ou de stress
que de désir, de tristesse
pour cette peau, au goût de pêche
cauchemar dans ce matin en émoi
triste nuit, pour un fantasme de deal
Non! Faire durer ce rêve, d’une idylle
où ton corps se lover en moi
le coq a sonné dans la joie
funeste réveil là, dans le noir
mais vers elle, je ne peux surseoir
sur la route qui tourmente, je Larmoie
là en Pluit, bien loin d’un bonjour
où je rejoins mon envie, là au jour
triste nourriture
chercher son semblable
là est tout mon désintérêt
trouver son dissemblable
là, est tout mon intérêt
les difficultés boostent mon esprit
dans des rencontres, ses vaisseaux
des leçons, au respect, à tous prix
là est ma vie, mon terreau
toi, mon guide, tu avais la voie du té
mon frère, tu étais brut de courage
toi, ami, tu as vécu ton savoir à l’université
vous tous m’avez nourri, sans ombrages
le don de soi est être riche
moi j’ai pris en égoïste
et fais l’aumône de mes friches
en vérité, je rêve de favorites
balade printanière
l’innocence des jeux élémentaires
fait de l’écho, aux murs roses
de cette salle d’effort, où se terre
toutes ces énergies sans pause
moi je déambule en paix
vers ces arbres en déliquescences
foulant l’herbe de frais coupée
là, digne des greens de France
les sols pleureurs perlent en mesure
le printemps pour l’automne
triste, sous ce ciel bleu azur
las au regard des marcheurs, monotone
près de l’étang, un sable de clair ivoire
où les enfants vocalisent, les assauts
en des rires heureux, au vol des balançoires
au loin se cachent, le silence des oiseaux
jaillissant du lac, une fontaine d’eau
chante en murmure sobre, de méditations
beau jour printanier, qui peint un tableau
la au vent, en feuilles de désolation
le soir me ramène aux façades
au loin la chute, féerique, de Gavarnie
rêveries, juste un ruissèlement en cascade
sur de modestes pierres en harmonie
sonné
ce rêve en prose pour te dire
là au fond de ma douleur
où je me dresse sans rire
pour te garder au cœur
toi, ma muse, ma déraison
loin de toi, las, je sombre
le noisette de tes yeux, mon horizon
ta lumière illumine mon ombre
avant toi, une mort free lance
ce feu, cette colère, dans mes absences
vite, renaître à la vie, de l’enfance
toi qui m’as liquéfié, avec la vérité
où je me noyer, dans ma surdité
là, tu as plongé et sauvé, mon occurrence
éphémère humains
une lueur qui sombre, au trou noir
cette lumière la, quelque seconde
comme mes proses, je vois
la le vent, en rimes féconde
un univers qui fuit dans le soir
depuis que la vie à éclos
dans des peurs est des espoirs
l’éternité dans un futile sanglot
le rideau ses levé au matin
triste, avec son lot de morts
une guerre des hommes, hautains
pathétique mammifère, sans remords
l’argent est le pouvoir, en religion
rêver d’un futur qui nous dépassent
après la désolation en légions
triste terre, voyageant dans l’espace
sans retour
ce père qui ta dévaster, toi enfant
à perturbé notre élan au soleil
reste tes souvenir éléphant
ou tu te noie sans pareil
notre temps ses envoler
dans un souffle de suspicion
la, ou tes trauma on voler
tous nos moment, triste punition
ton regard sur moi
à était nourri en fautes
par ton esprit perdu, oh toi
qui était une amie, une aube
maintenant a notre aurore
je rêve d’un possible voyage
qui luirait comme de l’or
avec ce quatrain, ce ramage